

Port-au-Prince, 5 février 2026. Selon ces prestataires, des paiements illicites leur seraient exigés afin d’accélérer ou de débloquer le remboursement de factures pourtant régulièrement soumises. Les montants réclamés, assimilés à des pots-de-vin, seraient proportionnels aux sommes dues par l’OFATMA, lesquelles atteignent parfois plusieurs dizaines de millions de gourdes. Une situation que les dénonciateurs qualifient d’« institutionnalisée » et de profondément préjudiciable au bon fonctionnement du système d’assurance publique.
Ces pratiques alléguées ont des conséquences directes sur les assurés eux-mêmes, principalement des fonctionnaires de l’État détenteurs d’une police d’assurance gérée par l’OFATMA. Faute de paiement des arriérés accumulés, de nombreux établissements de santé privés refusent désormais de prendre en charge ces patients, y compris dans des situations d’urgence, malgré les engagements antérieurs de l’institution à régulariser les dettes.
Cette rupture de confiance entre l’OFATMA et ses prestataires partenaires fragilise davantage un système de santé déjà sous pression. En pratique, ce sont les assurés agents publics pourtant prélevés régulièrement pour leur couverture qui se retrouvent privés de soins, exposés à des refus de prise en charge ou contraints d’assumer eux-mêmes des frais médicaux élevés.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle claire n’a permis de dissiper ces accusations persistantes. Le silence ou l’inaction face à ces dénonciations alimente les soupçons de mauvaise gouvernance et soulève de sérieuses interrogations sur les mécanismes de contrôle interne, la transparence financière et la responsabilité administrative au sein de l’OFATMA.
Dans un contexte national marqué par la défiance envers les institutions publiques, ces allégations de corruption, si elles étaient avérées, constitueraient une atteinte grave au droit à la santé des fonctionnaires de l’État et un détournement manifeste de la mission première de l’OFATMA. Elles appellent, à tout le moins, à l’ouverture rapide d’une enquête administrative et judiciaire indépendante afin d’établir les responsabilités et de restaurer la crédibilité d’une institution censée protéger les travailleurs, non les exposer.
Centre Infos

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Un article bien charpenté, bravo
06 Février 2026
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