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Indice de la corruption : Haïti toujours englué dans la stagnation

Port-au-Prince, 10 février 2026. Cette publication intervient dans un contexte politique sensible, marqué par la gouvernance du Conseil présidentiel de transition (CPT). Une période que plusieurs analystes et organisations de la société civile associent à des dérives clientélistes et à une faible redevabilité des acteurs publics.

Malgré les discours officiels prônant la transparence et la bonne gouvernance, les indicateurs internationaux dressent un constat sévère. Les efforts annoncés par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), notamment en matière d’investigations et de poursuites judiciaires, peinent à se traduire par des avancées mesurables. L’impunité chronique et la vulnérabilité des mécanismes de contrôle continuent de fragiliser l’action publique.

L’affaire impliquant la Banque nationale de crédit (BNC) illustre les limites du système actuel. L’inculpation de trois conseillers du CPT pour faits de corruption a profondément marqué l’opinion et renforcé les doutes quant à la capacité réelle de l’État à rompre avec des pratiques ancrées depuis des années.

Dans son analyse, Transparency International insiste sur la nécessité de réformes profondes, combinant volonté politique, renforcement institutionnel et sanctions effectives. Pour l’organisation, le score attribué à Haïti démontre que les engagements verbaux ne suffisent plus : seule l’application rigoureuse de la loi permettra de restaurer la confiance.

L’édition 2026 de l’IPC agit ainsi comme un avertissement clair. Sans actions concrètes et cohérentes au plus haut niveau de l’État, Haïti risque de voir perdurer un cycle de gouvernance défaillante, au détriment de la stabilité et du développement du pays.

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Centre infos | 10 Février 2026 |

La PNH intensifie la lutte contre les gangs avec l’opération « San kanpe »

10 Février 2026

Haïti : les États-Unis saluent le transfert du pouvoir et réaffirment leur engagement pour la stabilité

09 Février 2026

Le RNDDH remet en cause la légitimité de quatre avis de recherche de la DCPJ

07 Février 2026

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Haïti : l’Exécutif reprend la main après la fin du Conseil présidentiel de transition

Port-au-Prince, 7 février 2026. La cérémonie marquant la fin du mandat du CPT a consacré l’entrée en vigueur du schéma institutionnel prévu à l’article 28.1 de l’accord de transition. Ce mécanisme transfère l’exercice du pouvoir exécutif au gouvernement, désormais dirigé sans organe présidentiel collégial.

Dans les heures ayant suivi cet acte officiel, plusieurs anciens membres du CPT, dont Frinel Joseph et Emmanuel Vertilaire, ont confirmé la fin de leur mission à travers des publications diffusées sur le réseau social X, actant ainsi leur retrait du processus transitionnel.

Intervenant lors de la cérémonie, Laurent Saint-Cyr a mis l’accent sur les défis immédiats auxquels le pays est confronté. Il a notamment rappelé que le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire et la tenue d’élections crédibles demeurent les priorités essentielles de cette nouvelle étape politique.

De son côté, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a annoncé une adresse à la nation prévue dans la soirée. Cette intervention devrait permettre de présenter les grandes lignes de la gouvernance qui guidera la transition sous l’autorité du gouvernement.

Peu après la dissolution du CPT, les membres du cabinet ministériel ont été convoqués à un Conseil des ministres, première réunion officielle dans cette nouvelle configuration institutionnelle. Une note émanant de la Primature a confirmé la tenue de cette rencontre, précisant que plusieurs dossiers stratégiques figuraient à l’ordre du jour.

Aucune échéance précise n’a toutefois été fixée pour la durée de cette nouvelle phase de transition. En l’absence d’un accord politique entre les principaux acteurs, situation déjà relevée par la CARICOM lors d’une réunion tenue la veille, la responsabilité de la conduite du processus revient désormais, de fait, au chef du gouvernement en exercice.

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Centre infos | 07 Février 2026 |

Corruption présumée à l’OFATMA : des prestataires de santé dénoncent un système de rétrocommissions

05 Février 2026

Haïti / Transition politique : divergence de vues entre Washington et l’OEA

05 Février 2026

Port-au-Prince : un employé de BRANA victime d’un enlèvement, l’entreprise appelle à la vigilance

05 Février 2026

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À l’approche du 7 février, un navire de guerre américain croise au large de la capitale

Port-au-Prince, 3 février 2026. Navire de combat polyvalent, l’USS Southland dispose de capacités opérationnelles avancées lui permettant d’intervenir sur plusieurs théâtres, notamment en matière de défense aérienne, maritime et sous-marine. Aucune indication officielle n’a toutefois été fournie sur les objectifs précis de cette mission au large d’Haïti.

Ce déploiement coïncide avec une période d’incertitude institutionnelle marquée par l’expiration imminente du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). À quelques jours du 7 février, aucune formule consensuelle n’a encore émergé pour assurer la continuité du pouvoir exécutif.

Au sein du CPT, l’attention se concentre sur la restitution des travaux du dialogue politique conduits par les conseillers-présidents Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils, tous deux visés par des sanctions américaines. La synthèse de ces discussions est attendue ce mardi, dans un climat de fortes attentes mais aussi de scepticisme.

En parallèle, certaines voix se font entendre en dehors des cercles officiels. L’ancien sénateur Jean Renel Sénatus avance l’option d’un transfert de responsabilité au président de la Cour de cassation, Jean Joseph Lebrun, qui se serait dit disposé à assumer la charge de chef de l’État par intérim.

Sur le plan international, le soutien demeure en faveur du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, tandis que plusieurs membres du CPT évitent toute prise de position publique. Malgré les initiatives en cours, un constat s’impose : la transition n’a pas permis de restaurer la sécurité ni d’organiser les élections promises, plongeant le pays dans une nouvelle phase d’incertitude politique.

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Centre infos | 03 Février 2026 |

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États-Unis : une juge fédérale bloque temporairement la fin du TPS pour les Haïtiens

Washington, 2 février 2026. L’ordonnance de la magistrate empêche, pour l’instant, l’expiration du TPS prévue ce mardi à minuit. Elle permet à des centaines de milliers de Haïtiens vivant aux États-Unis de conserver leur statut légal, leur protection contre l’expulsion et leur autorisation de travail.

Instauré après le séisme catastrophique de 2010 par l’administration Obama, le programme TPS concerne aujourd’hui plus de 300 000 ressortissants haïtiens, dont près de la moitié résident dans le sud de la Floride. Beaucoup redoutaient d’être renvoyés dans un pays encore frappé par l’insécurité, l’instabilité politique et des crises humanitaires récurrentes.

Dans son jugement, la juge Reyes a répondu favorablement à la requête déposée par des bénéficiaires du TPS, l’Haitian Evangelical Clergy Association et le syndicat EIU-32BJ. Ces derniers affirmaient que la décision de mettre fin au programme violait la législation sur l’immigration et était motivée par des considérations discriminatoires.

Le DHS, défendant la décision de la secrétaire Kristi Noem, avait argué que la fin du TPS relevait du pouvoir discrétionnaire de l’exécutif et ne pouvait être contestée devant les tribunaux. Cette argumentation a été rejetée par la juge, qui a confirmé l’injonction et garanti ainsi le maintien des droits des Haïtiens protégés par le TPS.

Malgré la décision, le DHS continue de soutenir que la situation en Haïti permettrait le retour des bénéficiaires du TPS et que prolonger le programme serait contraire aux intérêts des États-Unis. L’administration a déjà indiqué son intention de faire appel.

La communauté haïtienne et plusieurs acteurs économiques de Floride du Sud ont salué la décision, qui écarte temporairement les inquiétudes liées aux impacts sociaux et économiques d’une suppression du TPS.

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Source : Miami Herald

Centre infos | 02 Février 2026 |

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Grève des parquetiers : la justice en panne, le barreau lance un avertissement

Port-au-Prince, 2 février 2026. Face à cette crise, le bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Patrick Pierre Louis, a rencontré ce lundi 2 février à Delmas le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance, Me Patterson Dorval, et le doyen de la juridiction, Me Bernard Saint-Vil.

L’objectif de cette réunion était de mesurer l’impact réel des grèves sur le fonctionnement de la justice et de faire remonter les inquiétudes du barreau.

Lors des échanges, Me Pierre Louis a souligné que l’inactivité du parquet bloque de nombreux dossiers, provoquant des retards significatifs et fragilisant les droits des citoyens. Si la reprise du travail des parquetiers semble proche, le bâtonnier a rappelé que les solutions aux revendications relèvent exclusivement des autorités étatiques, et non du barreau.

Pour mieux faire face à ces crises répétitives, l’Ordre des avocats a mis en place une commission spéciale chargée de maintenir une communication constante avec les acteurs judiciaires.

Cette initiative vise à réduire les dysfonctionnements, protéger les justiciables et garantir un exercice plus efficace de la profession d’avocat.

Le barreau attend désormais la publication d’un communiqué officiel confirmant la fin de la grève, tout en rappelant que la responsabilité d’un règlement rapide repose sur les parquetiers.

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Centre infos | 02 Février 2026 |

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Haïti : le mandat du BINUH reconduit pour une année supplémentaire

Port-au-Prince, 30 janvier 2026. Réuni à New York le 29 janvier 2026, le Conseil a réitéré son attachement aux principes fondamentaux de souveraineté, d’indépendance et d’intégrité territoriale d’Haïti. Dans le même temps, il a exprimé de sérieuses inquiétudes face à l’aggravation continue des crises politique, sécuritaire et humanitaire qui fragilisent le pays.

Les membres de l’organe exécutif de l’ONU constatent l’absence d’avancées politiques notables et dénoncent la persistance de violations graves des droits humains. Ils exhortent les responsables politiques haïtiens, ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux, à privilégier un dialogue ouvert et inclusif afin de parvenir à un compromis politique capable de restaurer la stabilité institutionnelle.

La résolution attire également l’attention sur la montée en puissance des groupes armés et l’impact dramatique de leurs exactions sur les populations civiles. Les chiffres avancés font état d’environ 1,4 million de personnes déplacées à l’intérieur du territoire, illustrant l’ampleur de la crise sécuritaire.

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité appelle à une intensification des efforts contre l’impunité, à un contrôle plus strict du trafic illégal d’armes et à la reconstruction progressive de l’autorité de l’État sur l’ensemble du pays.

S’agissant du processus électoral prévu en 2026, le BINUH est invité à renforcer son appui technique et politique afin de contribuer à l’organisation d’élections crédibles, transparentes et inclusives, condition essentielle au retour à l’ordre constitutionnel.

Enfin, un dispositif de suivi périodique est prévu pour évaluer l’application de la résolution, en coordination avec les autorités et les acteurs haïtiens, dans l’objectif d’accompagner durablement le pays sur la voie de la stabilité.

Ronald André

Centre infos | 30 Janvier 2026 |

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Nouvelles mesures américaines contre des responsables haïtiens pour atteinte à la stabilité nationale

Port-au-Prince, 29 janvier 2026. Parmi les personnes concernées figurent deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), Lesly Volaire et Smith Augustin, ainsi que le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus. Les autorités américaines estiment que leurs agissements auraient contribué, directement ou indirectement, au renforcement de groupes armés opérant sur le territoire haïtien.

Dans un communiqué diffusé par l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, le Département d’État précise que ces mesures reposent sur les dispositions de la loi américaine sur l’immigration et la nationalité. En vertu de l’article 212(a)(3)(C), toute personne jugée susceptible de nuire aux intérêts stratégiques ou à la politique étrangère américaine peut se voir refuser l’entrée sur le sol des États-Unis.

Selon les précisions apportées par le porte-parole adjoint principal du Département d’État, Thomas Pigott, les sanctions entraînent l’annulation immédiate des visas détenus par les responsables visés. La mesure s’étend également à leurs proches directs, notamment leurs conjoints et leurs enfants.

Cette décision s’inscrit dans une série d’actions répressives entreprises récemment par Washington. Moins d’une semaine auparavant, deux autres conseillers-présidents du CPT, Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles, avaient déjà fait l’objet de sanctions similaires.

Avant eux, Fritz Jean figurait également sur la liste des personnalités ciblées.
Les autorités américaines affirment que ces responsables sont impliqués dans des manœuvres politiques internes, notamment des initiatives visant à fragiliser ou à évincer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dans un contexte de fortes dissensions au sein de l’exécutif de transition.

Face à la persistance de la crise haïtienne, Washington réitère sa volonté de tenir pour responsables tous les acteurs accusés de contribuer à l’instabilité du pays. Le Département d’État assure qu’il poursuivra ses efforts pour encourager la redevabilité politique et freiner toute dynamique susceptible d’aggraver la situation sécuritaire et institutionnelle en Haïti.

Ronald André

Centre infos | 29 Janvier 2026 |

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Crise de la transition : le FAPM plaide pour une médiation afin d’éviter une nouvelle impasse politique

Port-au-Prince, 29 janvier 2026. Dans un communiqué publié ce mercredi, l’organisation dit constater « avec tristesse et une grande préoccupation » que ses précédentes mises en garde semblent se confirmer, dans un contexte marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Selon le FAPM, une majorité qualifiée de conseillers-présidents aurait adopté une résolution visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, tout en prévoyant son remplacement intérimaire par l’actuel ministre de l’Économie et des Finances, en attendant la désignation d’un nouveau chef de gouvernement par consensus politique. Une décision prise, souligne le Forum, à moins de deux semaines de l’échéance du 7 février 2026.

Si la capacité juridique du CPT à opérer un tel changement n’est pas contestée, le FAPM s’interroge toutefois sur les motivations, l’opportunité et les implications d’une telle démarche dans un laps de temps aussi réduit. L’organisation estime que cette initiative a contribué à accentuer la fébrilité au sein d’une gouvernance déjà fragilisée.

Le communiqué met également en lumière un blocage institutionnel : la résolution en question n’aurait pas été transmise au Journal officiel Le Moniteur, en raison du refus du coordonnateur du CPT d’en assurer la publication. Une situation d’autant plus délicate, selon le FAPM, que ce dernier est apparu publiquement à plusieurs reprises aux côtés du Premier ministre pourtant annoncé comme révoqué.

Dans ce climat de confusion, le Forum déplore ce qu’il décrit comme une érosion de la souveraineté nationale, alimentée par des prises de position sur les réseaux sociaux et par la diffusion non maîtrisée d’informations sur des plateformes de messagerie.

Le FAPM évoque ainsi une série de « victoires à la Pyrrhus » : un CPT parvenant à réunir les voix nécessaires à la révocation d’un Premier ministre, mais exposé à de lourdes conséquences politiques après le 7 février ; un chef de gouvernement se maintenant en fonction sur la base d’arguments juridiques, sans réelle légitimité politique ; et une communauté internationale dont le soutien, tant dans sa forme que dans son fond, serait de plus en plus remis en question.

Face à ces constats, le Forum juge « imprudent, voire dangereux » d’aborder les défis majeurs de l’année 2026 dans un tel climat d’instabilité. Il lance un nouvel appel à un dépassement collectif, plaidant pour une solution concertée, cohérente et responsable, afin de préserver ce qui reste de la souveraineté nationale et de garantir une transition apaisée.

Le FAPM se dit enfin disposé, aux côtés d’autres acteurs, à faciliter un dialogue national si une médiation devait s’avérer nécessaire.

Ronald André

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Centre infos | 29 Janvier 2026 |

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Transition politique : la CARICOM alerte et appelle à un compromis urgent

Port-au-Prince, le 28 janvier 2026. La CARICOM affirme suivre de près l’évolution de la situation politique en Haïti, qu’elle qualifie de préoccupante, dans un contexte jugé déterminant pour l’avenir institutionnel du pays. Elle rappelle que le décret instituant le Conseil présidentiel de transition (CPT), ainsi que l’Accord politique du 3 avril 2024, fixent clairement la fin du mandat de l’organe transitoire au 7 février 2026.

Selon l’organisation, les tensions actuelles, notamment les tentatives répétées mais infructueuses visant à écarter le Premier ministre, accentuent la fragilité d’une transition déjà mise à rude épreuve. Cette instabilité politique, souligne-t-elle, se répercute directement sur la population, confrontée quotidiennement à l’insécurité, aux violences armées et à des conditions de vie de plus en plus difficiles.

Dans ce contexte, la CARICOM appelle l’ensemble des acteurs impliqués à faire preuve de responsabilité politique et à engager un dialogue constructif en vue d’un consensus national. Le Groupe de personnalités éminentes de l’organisation se dit disposé à faciliter les échanges, en s’appuyant sur les propositions déjà avancées par les parties concernées.

La CARICOM met en garde contre la persistance des divisions politiques, qu’elle considère comme un facteur favorisant l’expansion des gangs armés. Elle insiste sur la nécessité de rétablir un climat de stabilité, de sécurité et de paix, préalable essentiel à la tenue des élections annoncées par les autorités haïtiennes pour l’année 2026.

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Centre infos | 28 Janvier 2026 |

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Sécurité : les autorités haïtiennes réaffirment leur soutien aux forces engagées contre les gangs armés

Port-au-Prince, 28 janvier 2026. Au cours de cette visite, les deux plus hautes autorités de l’exécutif ont rencontré le commandant Godfrey Otungé ainsi que des membres de la force, afin de réaffirmer le soutien de l’État haïtien aux unités engagées aux côtés de la PNH et des Forces armées d’Haïti (FAd’H) dans la lutte contre les groupes criminels armés.

Selon les autorités, cette démarche vise à consolider la coopération opérationnelle entre les forces nationales et leurs partenaires internationaux. Le président du CPT et le Premier ministre ont salué le professionnalisme et l’engagement des troupes, estimant que leur action a contribué aux progrès enregistrés ces derniers mois en matière de sécurité.

Laurent Saint-Cyr a, par ailleurs, exprimé la reconnaissance de l’État haïtien envers les pays partenaires qui soutiennent Haïti à travers l’envoi de troupes et de ressources. Il a également rendu hommage aux agents ayant perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, saluant leur engagement au service de la stabilité du pays.

Dans le même esprit, une visite a été effectuée à la base principale de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS). À cette occasion, le Premier ministre a remercié les forces de la mission pour leur discipline et leur implication, tout en soulignant le rôle du Kenya, qui assure le leadership de cette mission internationale.

Alix Didier Fils-Aimé a rappelé que le gouvernement, en coordination avec ses partenaires internationaux, poursuit les démarches nécessaires en vue du déploiement complet de la Force de répression des gangs. Cette force multinationale, composée de plus de 5 500 soldats et policiers, est appelée à appuyer la PNH, les FAd’H et la Task Force nationale dans le démantèlement des groupes armés.

Les autorités ont réaffirmé leur détermination à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, estimant que le retour durable à la sécurité constitue une condition indispensable à l’organisation d’élections crédibles et au rétablissement de la stabilité institutionnelle.

S’adressant aux troupes, le président du CPT a déclaré se montrer confiant quant à l’issue de la lutte contre l’insécurité, affirmant que les forces engagées parviendront, avec le soutien de l’État, à neutraliser les gangs armés.

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Centre infos | 28 Janvier 2026 |

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Haïti : le président du CPT et le Premier ministre visitent le Grand Quartier Général pour renforcer la sécurité nationale

Port-au-Prince, 26 janvier 2026. Cette visite intervient dans le cadre des efforts de l’État pour reprendre le contrôle de zones affectées par les gangs armés et pour coordonner les actions de sécurité sur l’ensemble du territoire national. Selon le gouvernement, elle vise à renforcer l’autorité de l’État et à mobiliser les forces de défense et de sécurité pour protéger la population et les institutions.

Lors de cette rencontre, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à moderniser les FAd’H, en améliorant leurs capacités opérationnelles, logistiques et humaines. Il a insisté sur le rôle stratégique de l’armée, aux côtés de la Police Nationale d’Haïti, dans la lutte contre l’insécurité.

« La sécurité des citoyens et la stabilité des institutions sont des priorités absolues », a souligné le chef du gouvernement, rappelant que la reconquête des territoires affectés par la violence est essentielle pour créer un climat propice à la vie démocratique et à la tenue d’élections libres et inclusives en 2026.

Les autorités ont salué la discipline et le dévouement des militaires, soulignant leur contribution essentielle à la protection des institutions nationales et à la restauration de l’autorité de l’État.

Le gouvernement affirme sa détermination à garantir la sécurité, la stabilité et l’avenir de la nation haïtienne.

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Centre infos | 26 Janvier 2026 |

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Delmas frappée par une recrudescence des enlèvements

Delmas, 26 janvier 2026. Le cas le plus récent s’est produit le vendredi 23 janvier, peu après 21 heures, à Delmas 65. Trois hommes, identifiés comme Jems Gédéon, Pouchon Delphonse et Carl Henry Georgeon, ont été interceptés puis emmenés de force par des individus armés. Ces derniers se déplaçaient à bord d’un véhicule blanc, de type Toyota Land Cruiser, muni d’un gyrophare, communément désigné sous l’appellation « zo reken ».

Des témoins rapportent que l’intervention des ravisseurs a été brève et organisée, ne laissant aucune possibilité d’intervention immédiate. À la suite de cet enlèvement, des proches des victimes ont adressé un appel aux auteurs de l’acte, les invitant à relâcher les otages afin qu’ils puissent retrouver leurs familles sans dommage.

Un autre incident a été signalé le samedi 24 janvier à Delmas 31. D’après des sources considérées comme fiables, trois personnes auraient été kidnappées, parmi lesquelles figureraient deux jeunes filles. À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué de détails supplémentaires sur les circonstances entourant ce rapt.

Après une période d’accalmie observée à la fin de l’année 2025, ces nouveaux cas témoignent d’une résurgence préoccupante du kidnapping en ce début de l’année 2026. Cette recrudescence survient alors que la Police nationale d’Haïti, avec l’appui de ses partenaires, affirme intensifier ses opérations contre les groupes armés dans plusieurs zones du pays. Sur le terrain, cependant, la peur demeure vive et l’inquiétude gagne de nombreuses familles à Delmas.

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Centre infos | 26 Janvier 2026 |

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Haïti : les États-Unis imposent des restrictions de visa à deux membres du Conseil présidentiel de transition

Port-au-Prince, 26 janvier 2026. Dans un communiqué, le département d’État des États-Unis indique avoir pris des mesures visant à restreindre et à révoquer les visas de certains membres du CPT ainsi que de leurs proches immédiats, notamment leurs conjoints et enfants. Washington justifie cette décision par l’implication alléguée de ces responsables dans des activités de gangs et d’autres organisations criminelles opérant sur le territoire haïtien.

Selon les autorités américaines, les personnes concernées auraient également entravé les efforts du gouvernement haïtien visant à combattre les gangs armés, dont plusieurs ont été désignés par les États-Unis comme des Organisations terroristes étrangères (Foreign Terrorist Organizations – FTO).

Ces sanctions sont prises en application de l’alinéa 212(a)(3)(C) de la loi américaine sur l’immigration et la nationalité (Immigration and Nationality Act – INA), une disposition qui permet d’interdire l’entrée sur le territoire américain à toute personne dont la présence ou les activités pourraient avoir de graves répercussions négatives sur la politique étrangère des États-Unis.

Le département d’État réaffirme par ailleurs l’engagement de Washington en faveur de la stabilité d’Haïti et de la coopération avec les autorités haïtiennes dans la lutte contre la violence des gangs. Les États-Unis soulignent que la population haïtienne subit depuis plusieurs années les conséquences de l’insécurité, des destructions et des tensions politiques.

L’administration américaine assure enfin qu’elle continuera à prendre des mesures pour que les individus accusés de contribuer à la déstabilisation d’Haïti et de la région rendent des comptes.

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Centre infos | 26 Janvier 2026 |

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Sécurité et élections : les États-Unis se disent aux côtés d’Haïti

Port-au-Prince, 1er janvier 2026. Dans son message, M. Rubio a souligné l’engagement des États-Unis « à travailler avec [Haïti] pour renforcer la sécurité, rétablir la stabilité et poser les bases d’un avenir plus prospère ». Il a notamment rappelé l’appui américain à la mise en place d’une Force de répression des gangs, conçue pour collaborer avec les forces de sécurité haïtiennes afin de mettre fin au règne de la terreur imposé par les gangs et par les organisations terroristes étrangères désignées par Washington.

Le secrétaire a également salué les avancées réalisées par le gouvernement de transition et le Conseil électoral provisoire dans la préparation des premières élections nationales depuis dix ans, prévues pour 2026. « Les États-Unis continueront d’encourager et de soutenir les efforts visant à mettre en place un processus sécurisé permettant aux Haïtiens d’élire leurs dirigeants », a-t-il ajouté.

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes liées à l’insécurité et par les préparatifs électoraux, tandis que la communauté internationale suit de près la transition politique haïtienne. Rubio a conclu son message en célébrant la résilience d’Haïti et en réaffirmant « l’engagement indéfectible » des États-Unis envers le peuple haïtien.

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Centre infos | 01 Janvier 2026 |

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Haïti célèbre le 222ᵉ anniversaire de son indépendance à la Villa d’Accueil

Port-au-Prince, 1er janvier 2026. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, du Président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, de membres du gouvernement, du Commandant en chef des Forces Armées d’Haïti, Derby Guerrier, du Directeur général de la Police nationale d’Haïti, André Jonas Vladimir Paraison, du Président de la Cour de Cassation, Jean-Joseph Lebrun, ainsi que de membres du corps diplomatique et d’autres responsables étatiques.

Dans son allocution, le Président du CPT a rappelé que cette célébration constitue un hommage aux héros et héroïnes de l’indépendance, en particulier à Jean-Jacques Dessalines, et souligne les efforts historiques du peuple haïtien pour briser les chaînes de l’esclavage. « La lutte pour l’indépendance n’était pas un hasard, mais un choix conscient pour la dignité et la souveraineté », a-t-il affirmé. Selon lui, l’indépendance est à la fois un héritage et une responsabilité collective : « Nous pouvons réécrire l’histoire si nous nous engageons ensemble pour le pays. »

Laurent Saint-Cyr a également mis l’accent sur les efforts continus de l’État pour libérer le pays des groupes armés, restaurer la sécurité et créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles. Il a lancé un appel solennel à tous les acteurs nationaux pour la concertation, le dialogue et le sens des responsabilités, rappelant que le dialogue politique est le meilleur moyen d’éviter que le pays ne sombre dans le chaos, à l’approche des élections prévues le 7 février 2026.

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a souligné que l’héritage de 1804 engage chaque Haïtienne et chaque Haïtien à promouvoir l’unité nationale, à dépasser les divisions et à renforcer la confiance dans les institutions. « Notre devoir est de garantir la sécurité des citoyens, la paix publique et la stabilité institutionnelle », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant la détermination du gouvernement à conduire Haïti vers des élections transparentes, inclusives et crédibles cette année.

La cérémonie s’est déroulée dans un climat de recueillement, rappelant à la population haïtienne et à la diaspora que la liberté, la dignité et la souveraineté proclamées en 1804 restent les principes irrévocables de la République d’Haïti. À cette occasion, l’État haïtien a renouvelé son engagement à servir la Nation avec dignité, responsabilité et foi en l’avenir.

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Centre infos | 01 Janvier 2026 |

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Opération policière à Bel-Air : un vaste stock d’armes et de munitions récupéré

Port-au-Prince, 1er janvier 2026. Conduite avec le soutien de la Task Force, l’intervention s’est soldée par la neutralisation de plusieurs membres présumés du groupe armé, selon les informations communiquées par la Direction de la communication de la PNH (DICOP).

Les forces de l’ordre indiquent avoir mis la main sur diverses armes de guerre, dont un fusil d’assaut M16, un fusil de type Kalachnikov modifié, trois fusils de calibre 12, ainsi que plusieurs pistolets mitrailleurs et pistolets semi-automatiques de calibres 9 mm et 22 mm, certains présentant des modifications.

La saisie comprend également un volume conséquent de munitions : 4 094 cartouches de calibre 5,56 mm et 867 cartouches de calibre 7,62 mm. À cela s’ajoutent du matériel logistique et technologique, notamment un drone de type Mavic, des chargeurs, des batteries, des radios de communication, ainsi que des armes blanches, dont des machettes et une hache.

Toujours selon la police, l’opération a conduit à la destruction d’une habitation attribuée au chef de gang recherché. Cette action s’inscrit dans une série d’interventions destinées à réduire les capacités militaires et logistiques des groupes armés opérant dans la zone métropolitaine.

La PNH précise que l’ensemble des armes récupérées a été inventorié et certifié par le Service armement de la Direction de la logistique, conformément aux normes établies.

Le chef de gang Jamesley demeure en fuite et fait l’objet de recherches actives, a indiqué l’institution policière, qui affirme maintenir la pression sur les groupes armés afin de restaurer la sécurité et l’ordre public à l’échelle nationale.

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Centre infos | 01 Janvier 2026 |

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Arcahaie : une opération policière vire à l’embrasement, plusieurs morts signalés

Arcahaie, 17 décembre 2025. D’après des sources proches des forces de l’ordre, au moins six individus armés, présentés comme des membres du groupe criminel Viv Ansanm, ont été mortellement atteints lors d’échanges de tirs dans la localité de Bessi.

Peu après l’opération, la zone a connu une flambée de violences. Des représailles attribuées aux membres du gang ont conduit à l’incendie de plusieurs véhicules de transport en commun. Ces actes ont fortement perturbé la circulation sur la route nationale reliant Arcahaie aux autres communes de l’Artibonite, rendant l’axe pratiquement impraticable pendant plusieurs heures.

La situation a provoqué un vent de panique au sein de la population. Les habitants, surpris par l’intensité des affrontements, se sont réfugiés dans leurs domiciles, tandis que les forces de sécurité tentaient de contenir la menace et de sécuriser les environs.

À ce stade, aucune communication officielle ne fait état de victimes civiles ni d’arrestations consécutives à cette opération. Les autorités policières n’ont pas encore fourni de détails sur l’évolution de la situation ou sur d’éventuelles mesures supplémentaires.

Cet événement illustre une nouvelle fois la dégradation persistante du climat sécuritaire dans plusieurs régions du pays, où les actions des forces de l’ordre peinent à endiguer durablement la violence des groupes armés.

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Centre infos | 17 Décembre 2025 |

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Mirebalais : la PNH reprend le contrôle de Zocofra au terme d’une opération musclée

Mirebalais, 10 décembre 2025. L’opération, conduite par le Groupe d’intervention de la PNH (GIPNH/SWAT) et d’autres unités engagées, s’est soldée par la neutralisation de plusieurs individus armés, selon une note officielle de la Direction de communication de la police (DICOP).

D’après les informations communiquées, des bandits grièvement blessés lors des échanges de tirs ont été transportés en urgence par leurs complices en fuite. La police n’a pas précisé le nombre exact de suspects neutralisés ou blessés.

Un policier tué lors des affrontements

La PNH confirme toutefois la mort d’un de ses agents. L’agent I, Daveus Jimmy, issu de la 33ᵉ promotion et membre du GIPNH/SWAT, a été mortellement atteint pendant l’opération. Transporté d’urgence à l’hôpital, il n’a pas survécu à ses blessures.

Dans sa note, la Police nationale salue le courage de cet agent tombé « sur le champ de bataille » dans le cadre de la reprise de Zocofra. L’institution adresse également ses condoléances à la famille du policier ainsi qu’à ses frères d’armes.

Une opération jugée décisive

La PNH présente cette intervention comme une avancée significative dans ses efforts pour rétablir l’ordre dans le département du Centre, où plusieurs localités ont été confrontées ces derniers mois à une intensification des activités de groupes armés.

Aucune information supplémentaire n’a été fournie concernant d’éventuelles arrestations ou la présence de renforts dans la zone.

Centre Infos

Centre infos | 10 Décembre 2025 |

À la une

Haïti : Laurent Saint-Cyr réaffirme la priorité de l’État dans la lutte contre la corruption

Port-au-Prince, 10 décembre 2025. L’événement était orchestré par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), dirigée par Hans Jacques Ludwig Joseph. Plusieurs personnalités y ont pris part, dont le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus, des représentants du BINUH, l’ambassadeur du Canada, André François Giroux, ainsi que diverses délégations de jeunes.

Un appel à une lutte structurelle et citoyenne

Dans son allocution, Laurent Saint-Cyr a rappelé que la transparence constitue « le socle de la confiance citoyenne », insistant sur le rôle de la jeunesse dans la construction d’une culture d’intégrité. Il a affirmé que l’éducation demeure « la première arme pour renforcer le rejet collectif de la corruption ».

Le président du CPT a également appelé à une meilleure coordination entre les institutions de contrôle afin de prévenir les dérives, garantir la bonne utilisation des ressources publiques et consolider l’État de droit.

Renforcer les organes de contrôle

Laurent Saint-Cyr a souligné la nécessité pour les organismes de contrôle d’opérer « librement et sans interférence », dans le respect strict des lois de la République. Il a réaffirmé que la justice doit pouvoir agir « du simple citoyen aux plus puissants ».

Il a rappelé la création, en avril 2025, de pôles judiciaires spécialisés, dont un dédié à la répression des crimes et délits financiers complexes. Selon lui, chaque acteur institutionnel doit « assumer pleinement sa responsabilité » pour endiguer l’impunité qui fragilise l’État.

Un engagement politique affiché

Le président du CPT a salué le rôle de l’ULCC dans le dispositif national d’intégrité et dans la promotion de la transparence. Il a réaffirmé que la lutte contre la corruption demeure l’une des priorités de la transition.

Selon la Présidence, l’action coordonnée des institutions de contrôle doit permettre à l’État d’aborder cette lutte « avec détermination et impartialité ».

Centre Infos

Centre infos | 10 Décembre 2025 |

À la une

Décès d’une jeune Haïtienne en République dominicaine : le CPT présente ses sympathies et appelle à une enquête transparente

Port-au-Prince, le 6 décembre 2025. Selon le communiqué, les représentations diplomatiques et consulaires d’Haïti en République dominicaine se sont rapidement mobilisées pour accompagner la famille de la victime. Le CPT affirme que cet accompagnement se poursuit et se veut constant.

L’instance de transition rappelle également son « attachement indéfectible » au respect des droits fondamentaux et des garanties procédurales. Elle exhorte les autorités dominicaines à mener l’enquête avec « diligence » et « transparence » afin d’établir les responsabilités et de parvenir à la vérité sur les circonstances du décès.

Cette affaire survient dans un contexte tendu marqué par de nombreuses allégations de violences, d’abus et de mauvais traitements visant des migrants haïtiens ou des familles d’origine haïtienne en territoire dominicain. Le CPT dit « déplorer profondément » ces situations, qu’il juge préoccupantes pour les deux pays et incompatibles avec les engagements bilatéraux et internationaux de respect des droits humains.

Tout en réaffirmant sa disponibilité à collaborer avec les autorités dominicaines, le CPT souligne la nécessité d’une administration de la justice impartiale et d’un renforcement des mécanismes de protection des droits fondamentaux pour tous.

Centre Infos

Centre infos | 06 Décembre 2025 |

À la une

Haïti : le Président du Conseil de Transition reçoit le secrétaire général de l’OEA en visite officielle

Port-au-Prince, 3 décembre 2025. Lors de cette rencontre, Laurent Saint-Cyr a salué l’« engagement constant » de l’OEA envers Haïti, notamment dans la finalisation de la feuille de route de la transition. Le président du CPT a insisté sur l’urgence des enjeux sécuritaires, condition indispensable à l’organisation d’élections crédibles. Il a également mis en avant les avancées réalisées dans le cadre du processus électoral, dont l’adoption récente du décret électoral.

Albert Ramdin a rappelé que l’OEA est un partenaire historique d’Haïti depuis plus de sept décennies. Il a salué les progrès accomplis dans les priorités de la transition et réaffirmé la volonté de l’Organisation d’accompagner le pays vers « une stabilité durable ».

La sécurité et la crise humanitaire ont occupé une place centrale dans les discussions. Les deux parties ont évoqué la préparation opérationnelle de la Force de répression des gangs (FRG), l’application des sanctions internationales, ainsi que des mesures d’urgence pour atténuer l’impact social et économique de l’insécurité. Elles ont aussi abordé le contrôle des zones d’influence des groupes armés et le renforcement des capacités de surveillance du territoire.

Sur le volet électoral, l’OEA a réaffirmé son soutien technique, particulièrement dans l’accompagnement de l’Office national d’identification (ONI). Le secrétaire général a appelé les acteurs politiques haïtiens à s’engager dans une démarche consensuelle à l’approche de février 2026, étape clé pour consolider les acquis de la transition et stabiliser les institutions du pays.

Centre Infos

Centre infos | 03 Décembre 2025 |

À la une

Haïti / Décret électoral : une adoption unanime qui ne dissipe pas les incertitudes du processus

Port-au-Prince, le 2 décembre 2025. Le Conseil des ministres, présidé le 1ᵉʳ décembre par Laurent Saint-Cyr, chef du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), a adopté à l’unanimité un projet de décret électoral destiné à encadrer l’organisation des prochaines élections en Haïti. La réunion s’est tenue en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, des membres du CPT et de plusieurs ministres.

Selon les informations communiquées à l’issue de la séance, le texte définit les modalités, délais et mécanismes devant régir le prochain scrutin. Le gouvernement présente cette adoption comme une étape essentielle dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel, même si aucune date précise d’élection n’a pour l’instant été rendue publique.

Le Premier ministre Fils-Aimé a assuré que l’exécutif entend mettre en place les conditions nécessaires à un scrutin « transparent, inclusif et sécurisé ». Les autorités affirment que les ressources de l’État seront mobilisées pour permettre la tenue des élections dans les plus brefs délais.

La publication du décret électoral dans Le Moniteur, journal officiel de la République, doit intervenir prochainement, selon le Conseil des ministres. Les responsables de la transition ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le travail avec les institutions nationales et les partenaires engagés dans l’appui au processus électoral.

Centre Infos

Centre infos | 02 Décembre 2025 |

À la une

Deux policiers tués en une semaine : la PNH de nouveau endeuillée

Port-au-Prince, le 28 novembre 2025.

Une policière tuée après sa sortie d’une banque

La policière Daphney Similien, affectée à l’Unité de sécurité du Palais national (USGPN), a été abattue mardi 25 novembre à Delmas.

Selon les premières informations, des individus armés l’auraient suivie à sa sortie d’une banque à Delmas 32 avant de l’attaquer près de son domicile, à Delmas 75.

Les circonstances laissent penser à un vol qui aurait mal tourné, indiquent des sources policières.

Un agent extrait d’un autobus puis exécuté

Le lendemain, mercredi, l’agent Jackson Petit-Maître, membre de l’Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO), a été tué à Croix-des-Bouquets.
D’après le coordonnateur du SPNH-17, l’inspecteur divisionnaire Gary Jean-Baptiste, le policier se trouvait à bord d’un autobus de transport en commun lorsqu’un groupe d’hommes armés aurait forcé le chauffeur à s’arrêter.

Les assaillants auraient ensuite contraint l’agent à descendre avant de l’exécuter.
Gary Jean-Baptiste évoque un possible complot derrière ce meurtre, sans toutefois fournir de détails supplémentaires.

Le syndicat critique le Haut-commandement

Le responsable syndical se montre critique envers le Haut-commandement de la PNH, qu’il accuse d’avoir suspendu une opération menée à Croix-des-Bouquets contre le gang des 400 Mawozo.

Selon lui, une telle décision aurait affaibli la capacité d’intervention des forces de l’ordre dans une zone déjà sous forte pression des groupes armés.

Centre Infos

Centre infos | 28 Novembre 2025 |

À la une

Kenscoff : une vaste opération policière permet la libération de deux otages

Kenscoff, 23 novembre 2025.

Libération de deux otages

L’assaut a été lancé le samedi 22 novembre dans plusieurs localités ciblées : Viard, Bélot, Godé, Clairmanse, Carrefour Konbit et Téléco. Les forces de l’ordre affirment avoir réussi à déloger les groupes armés qui y opéraient.
Au cours de l’opération, deux otages — Thony Ermilus et Berline Bazile — enlevés le 1er novembre à Fessa, ont été retrouvés sains et saufs. Les autorités indiquent qu’ils ont immédiatement été pris en charge après leur libération.

Affrontements armés

Selon le communiqué, plusieurs individus présentés comme des membres de groupes armés ont été mortellement blessés lors d’échanges de tirs. D’autres auraient pris la fuite face à l’avancée des unités engagées. Aucun bilan officiel concernant d’éventuelles pertes ou blessés au sein des forces de l’ordre n’a été communiqué.

Poursuite des opérations vers Furcy

La PNH affirme poursuivre sa progression vers Furcy, indiquant que des individus tentant de se replier vers Thomassin ont été interceptés ou neutralisés. Les autorités déclarent que la route de Furcy est en cours de « déblayage » afin d’y traquer les derniers groupes armés encore actifs.

Un tournant stratégique, selon la police

La DICOP présente cette opération comme une étape importante dans la reprise de la commune de Kenscoff, évoquant notamment la reconquête de Bélot comme un symbole du repositionnement stratégique des forces de sécurité.
Selon la PNH, cette percée confirmerait l’efficacité de la stratégie offensive instaurée par la nouvelle administration policière, axée sur « anticiper, attaquer pour ne plus subir ».

Centre Infos

Centre infos | 23 Novembre 2025 |

À la une

Les États-Unis annoncent de nouvelles mesures contre le trafic d’armes vers Haïti

Dans une publication relayant les propos de l’ambassadeur Henry T. Wooster, la mission diplomatique a souligné les efforts entrepris par Washington pour enrayer ce trafic, souvent organisé via des pays tiers.

« Nous procédons à l’arrestation de personnes finançant ou faisant passer en contrebande des armes et des munitions non autorisées vers Haïti », a déclaré M. Wooster.

Selon l’ambassadeur, deux personnes impliquées dans l’achat et l’envoi d’armes vers Haïti ont été condamnées ces derniers mois, tandis que quatre autres ont été sanctionnées ou arrêtées pour leur soutien présumé à des gangs armés.

Les autorités américaines affirment également collaborer étroitement avec leurs homologues haïtiens pour intercepter les cargaisons d’armes et de drogues transitant vers ou à l’intérieur du pays. Des formations sont dispensées aux forces de sécurité haïtiennes afin de mieux identifier les acheteurs initiaux d’armes américaines et remonter les filières de contrebande.

Toujours selon la mission diplomatique, les services d’enquête du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis ont saisi plus de 23 000 armes, ainsi que d’importantes sommes d’argent liquide et des drogues destinées à Haïti au cours de l’année.

M. Wooster a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée pour freiner le trafic d’armes, de munitions et de stupéfiants.

« La coopération entre tous les pays concernés est essentielle pour réduire l’entrée d’armes, de munitions et de drogues en Haïti », a-t-il affirmé.

Centre Infos

Centre infos | 07 Novembre 2025 |

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