
Port-au-Prince, 11 février 2026. Le document s’appuie sur les dispositions constitutionnelles, la loi portant création du CSPJ, le Statut de la magistrature ainsi que le Code de déontologie pour rappeler un principe fondamental : l’indépendance du pouvoir judiciaire exclut toute implication, directe ou indirecte, dans l’arène politique.
Pour le Conseil, la légitimité de l’institution judiciaire dépend autant de son impartialité effective que de l’image qu’elle renvoie à la société. Dans un contexte de fragilité institutionnelle, la moindre ambiguïté peut, selon lui, éroder la confiance du public envers les tribunaux.
Une obligation de réserve renforcée
La résolution vise l’ensemble des magistrats, quel que soit leur rang ou leur juridiction. Elle leur enjoint de s’abstenir de toute participation à des activités politiques et de veiller à ce que leurs prises de parole, publiques ou privées, ne prêtent à aucune interprétation partisane.
Le CSPJ va plus loin en soulignant que l’exigence de neutralité ne se limite pas à l’absence d’adhésion formelle à un parti. Tout comportement susceptible de faire naître un doute sur l’impartialité d’un juge est considéré comme incompatible avec la fonction.
La menace de sanctions disciplinaires
Le Conseil avertit que tout manquement à ces prescriptions pourrait entraîner l’ouverture de procédures disciplinaires, conformément aux mécanismes prévus par les textes en vigueur.
La résolution est signée par le président du CSPJ, le magistrat Jean-Joseph Lebrun, ainsi que par les conseillers Barthélemy Altenor, Carves Jean, Noé Pierre-Louis Massillon, Wando Saint-Villier, Lionel Constant Bourgoin, Erode Bazile et Me Jude Thimogène.
Cette sortie institutionnelle intervient alors que plusieurs acteurs de la scène politique évoquent la désignation d’une autorité provisoire pour piloter la transition post-7 février. Des noms circulent, dont ceux des juges Jean-Joseph Lebrun et Jocelyne Casimir. À ce stade, aucun des magistrats concernés n’a publiquement réagi.
En réaffirmant les balises éthiques de la fonction judiciaire, le CSPJ entend préserver l’équilibre des pouvoirs et rappeler que la justice doit demeurer à distance des rivalités politiques, condition essentielle au maintien de l’État de droit.
Centre Infos
Port-au-Prince, 9 février 2026. Dans une déclaration officielle, les autorités américaines ont indiqué être disposées à travailler avec le chef du gouvernement et le Conseil des ministres autour d’une priorité commune : la stabilisation du pays. Washington souligne l’importance du rôle qui incombe aux nouvelles autorités à un moment jugé décisif pour l’avenir d’Haïti.
Les États-Unis ont également insisté sur la nécessité d’efforts menés avant tout par les Haïtiens eux-mêmes afin de rétablir la stabilité, renforcer la sécurité et répondre aux aspirations de la population. Cette approche met l’accent sur la responsabilité nationale dans la conduite du processus de transition.
Rappelant les propos du secrétaire d’État Marco Rubio, la déclaration souligne que des progrès durables en Haïti reposent sur une gouvernance responsable, une amélioration tangible des conditions de sécurité et un partenariat international constant, dans le respect de la souveraineté haïtienne.
Washington réaffirme enfin son engagement à travailler aux côtés des dirigeants haïtiens ainsi que des partenaires régionaux et internationaux afin de contribuer aux efforts visant à sortir le pays de la crise et à créer les conditions propices à un retour à l’ordre constitutionnel.
Centre Infos
Le CSPJ rappelle à l’ordre la magistrature sur fond de crispations politiques
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