
Port-au-Prince, 4 février 2026. Pour le président du FNH, ingénieur Joseph Junior Michel, le professeur Mathurin s’engage dans ce rôle « en holocauste » pour sauver la nation, après une période de 21 mois marquée par ce qu’il décrit comme un « pillage et un marchandage » sous la transition précédente.
Joseph Junior Michel souligne que l’agronome Mathurin, également président du Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale (MORN), est capable de gagner la confiance des différents secteurs du pays ainsi que celle de la communauté internationale pour conduire la transition politique.
Le FNH encourage par ailleurs le dialogue interhaïtien organisé par le Conseil présidentiel de transition (CPT), estimant que les acteurs nationaux doivent se réunir pour trouver une issue à la crise après le 7 février, date marquant la fin du mandat du CPT. Cependant, le parti critique le rôle des conseillers-présidents, qu’il juge incapables de contribuer à la solution, et avertit que leur implication pourrait entraver le processus de résolution.
Enfin, le président du FNH plaide pour la mise en place d’un exécutif bicéphale composé de personnalités « crédibles et honnêtes » afin d’assurer une transition stable et transparente.
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Port-au-Prince, le 31 janvier 2026. Dans un document de positionnement rendu public ce vendredi, Renmen Ayiti estime que le pays se trouve à un moment charnière de son histoire récente. L’organisation politique considère que cette date peut soit accentuer le désordre institutionnel, soit servir de tremplin à une transition encadrée, fondée sur le dialogue et des choix politiques structurants.
D’ici à cette échéance, Renmen Ayiti exhorte les acteurs politiques et institutionnels à apaiser le climat et à faire preuve de retenue. Il met en garde contre toute initiative de nature à provoquer une crise institutionnelle, jugeant que la période actuelle ne se prête ni aux calculs partisans ni aux confrontations stériles.
Au-delà du 7 février, il appelle à l’instauration d’un socle minimal de compréhension nationale. Celui-ci devrait, selon elle, s’articuler autour du respect du cadre légal et des institutions, de l’arrêt des querelles politiques alimentant les divisions, ainsi que de la sauvegarde de la stabilité indispensable à la sécurité publique et au fonctionnement normal de l’État.
Renmen Ayiti souligne que le franchissement de cette étape sans rupture dépend d’un engagement partagé de l’ensemble des forces vives du pays. Il estime qu’une fois ce cap dépassé, un nouveau processus doit être enclenché, reposant sur un consensus élargi et orienté vers une transition qu’elle qualifie de « recentrée et fonctionnelle », en rupture avec les blocages actuels.
Selon le parti, cette transition devrait prioritairement viser le rétablissement progressif de la sécurité, la reconstruction de la confiance entre l’État et la population, ainsi que la mise en place d’une feuille de route précise conduisant à des élections crédibles, inclusives et sécurisées. Elle devrait également ouvrir la voie à des réformes institutionnelles et politiques destinées à corriger les défaillances structurelles de l’appareil étatique.
Insistant sur l’impératif de concilier légalité et légitimité, Renmen Ayiti appelle à transformer l’unité nationale en levier concret de redressement. Il invite enfin l’ensemble des acteurs nationaux à privilégier le dialogue comme condition essentielle à la relance durable de l’État et au renforcement de la souveraineté nationale.
La déclaration est signée par John Stimphil, porte-parole de Renmen Ayiti.
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