
Port-au-Prince, 3 décembre 2025. Selon le ministre, l’adoption en Conseil des ministres, le 1ᵉʳ décembre, du Décret électoral constitue une étape déterminante vers le retour à l’ordre constitutionnel et le renouvellement du personnel politique. Il a indiqué que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a réitéré sa volonté de tenir rapidement des élections jugées crédibles.
Le texte adopté prévoit plusieurs changements. Parmi les innovations citées par le ministre figurent l’exigence d’une représentation de 50 % de femmes dans les postes décisionnels, la mise à jour du registre électoral par le Conseil électoral provisoire (CEP) ainsi que la décentralisation du Centre de tabulation dans les dix départements. Le décret ouvre également la voie à la participation de la diaspora au scrutin et prévoit le recrutement des membres de bureaux de vote parmi les élèves du NS4 ainsi que des organisations féminines et de la société civile.
Le ministre a présenté ces mesures comme des éléments destinés à renforcer la modernisation du système électoral. Il a aussi évoqué un programme de formation des partis politiques, lancé par la Primature, au sein duquel plus d’une centaine de partis suivraient actuellement des ateliers dans plusieurs départements.
En clôturant son intervention, Joseph André Gracien Jean a assuré que le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le gouvernement entendent créer un environnement sécuritaire permettant la tenue des élections dans les meilleurs délais.
Centre Infos
Alors que la capitale haïtienne reste en proie à une crise sécuritaire persistante, le Conseil présidentiel de transition annonce la tenue d’une séance de travail ce jeudi 9 octobre 2025 au Palais national. Cette décision intervient dans un contexte où l’administration publique s’est en grande partie repliée vers les hauteurs de Pétion-Ville, abandonnant le cœur historique de la ville à l’instabilité.
Ce déplacement du CPT au siège traditionnel du pouvoir exécutif est perçu par certains observateurs comme un geste fort en faveur d’un retour progressif de l’État dans les zones abandonnées à l’influence des groupes armés. Pour d'autres, il s'agit avant tout d'un acte symbolique, dans l’attente de véritables mesures de sécurisation du centre-ville.
Aucune information officielle n’a été communiquée sur l’ordre du jour précis de la rencontre. Cependant, selon des sources proches du Conseil, cette séance pourrait également servir à envoyer un signal politique à la population, dans un contexte où la légitimité et la visibilité du CPT font l’objet de débats croissants.
Depuis des mois, le Palais national, bâtiment emblématique de la République, reste inaccessible au grand public, et peu utilisé par les autorités de transition. Ce déplacement pourrait donc représenter une étape vers la réoccupation des espaces étatiques dans la capitale.
Centre Infos