
Port-au-Prince, 23 février 2026. Dans un communiqué, Joseph Junior Michel, président du FNH, a qualifié le document de « faux consensus ». Selon lui, loin de servir la population, le pacte favoriserait le maintien au pouvoir du chef du gouvernement et pourrait aggraver l’instabilité politique.
Transition floue et consensus limité
Le FNH dénonce l’absence de calendrier clair pour la transition. « Sans limite précise, cette période risque de s’éterniser et de prolonger le chaos institutionnel », souligne Joseph Junior Michel. Il ajoute que l’accord n’a pas rassemblé l’ensemble des acteurs politiques et sociaux du pays, certains poids lourds de la vie nationale n’ayant pas été consultés.
Bien que le FNH soit allié au Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationale (MORN), le parti refuse de signer le pacte, jugeant qu’il ne reflète pas l’intérêt du peuple. Néanmoins, il précise que le MORN reste libre de sa propre décision.
Question sur la légitimité des signataires
Le président du FNH remet également en cause la représentativité des signataires, qu’il accuse de poursuivre des ambitions personnelles plutôt que de défendre l’intérêt général. Ces critiques illustrent les tensions persistantes autour de la gouvernance transitoire et des mécanismes proposés pour organiser les élections.
Appel à un dialogue véritablement inclusif
Pour sortir de l’impasse, le FNH propose la tenue d’un dialogue véritablement inclusif, réunissant toutes les forces vives du pays.
Le parti plaide en faveur d’un exécutif bicéphale, à la tête d’une transition de courte durée, dont l’objectif principal serait de préparer des élections libres et transparentes.
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Port-au-Prince, 6 février 2026. Ces commissaires, issus à la fois de la sphère politique et de la société civile, ont pour responsabilité de structurer le cadre institutionnel devant succéder au Conseil présidentiel de transition (CPT). Leur rôle consiste notamment à faciliter les consultations autour de la désignation des autorités appelées à diriger l’exécutif durant la prochaine phase transitoire.
Les promoteurs des assises soulignent que la composition du groupe reflète la pluralité des forces présentes dans le pays. Partis politiques, organisations citoyennes et structures communautaires figurent parmi les entités ayant pris part au processus, présenté comme une tentative de rééquilibrage de la représentation dans la conduite des affaires publiques.
Dans un contexte marqué par l’incertitude politique et l’urgence de rétablir un minimum de stabilité institutionnelle, les neuf commissaires se retrouvent au cœur des discussions sur les postes stratégiques, notamment ceux de Premier ministre et de président intérimaire. Leurs arbitrages devraient influencer la configuration de l’exécutif et les modalités de gouvernance à court terme.
Les conclusions issues de ces assises devraient également peser sur le calendrier de la transition et sur l’organisation des prochaines élections générales, considérées comme une étape déterminante pour le retour à l’ordre constitutionnel.
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