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Augustin Saint-Clou accède au rang d’Ati national et appelle à l’unité du Vodou haïtien

Port-au-Prince, le 9 mars 2026. Dignitaire reconnu du Royaume Vodou d’Ayiti, Augustin Saint-Clou a été porté à la tête de la communauté vodouisante. La décision a reçu l’appui de diverses organisations influentes, dont la Confédération nationale des vodouisants haïtiens (KNVA). Des structures telles que Zantray et l’AMADHA ont également exprimé leur soutien à cette nomination.

Plusieurs figures du secteur estiment que ce choix s’inscrit dans la continuité d’un processus de reconnaissance déjà amorcé au sein du milieu vodouisant. Des personnalités de premier plan, notamment la mambo Euvonie Georges Auguste et l’Ati Max Beauvoir, avaient auparavant mis en avant le rôle que pourrait jouer Augustin Saint-Clou dans la promotion et l’organisation de cette tradition spirituelle.

Désormais investi de cette mission, le nouveau chef spirituel affirme vouloir œuvrer en faveur du rassemblement des différentes composantes de la communauté. Il plaide pour un esprit de dialogue et de solidarité entre les acteurs du Vodou, estimant que cette reconnaissance doit marquer le début d’une nouvelle phase pour la tradition. « Ce titre dépasse la simple dimension honorifique ; il incarne l’espoir d’un temps de sagesse et d’équilibre pour notre communauté », a-t-il déclaré.

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Centre infos | 09 Mars 2026 |

Affaire CAS : l’ex-directrice Edwine Tonton et l’ancien comptable Pierre Richard Valès renvoyés devant le tribunal criminel

09 Mars 2026

Haïti-Chili : le Premier ministre se rend à Santiago pour l’investiture présidentielle

09 Mars 2026

Convocation judiciaire : Moïse Jean Charles attendu devant le juge d’instruction le 9 mars

05 Mars 2026

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Transport aérien : les vols américains vers Haïti suspendus jusqu’en septembre 2026

Port-au-Prince, 5 mars 2026. Cette prolongation s’inscrit dans la continuité d’une mesure instaurée en novembre 2024, dans un contexte de dégradation sécuritaire persistante. Depuis lors, l’aéroport principal du pays ne reçoit plus de vols commerciaux internationaux en provenance des États-Unis, renforçant l’isolement aérien de la capitale haïtienne.

Un climat sécuritaire toujours préoccupant

Malgré les annonces répétées des autorités concernant la reprise du contrôle de certains territoires, la situation sécuritaire demeure fragile. Dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et dans plusieurs villes du pays, des groupes armés continuent d’exercer leur influence sur des axes routiers stratégiques.

Les affrontements sporadiques, les barricades érigées sur les routes et les menaces constantes entravent la circulation des biens et des personnes.

Cette instabilité affecte également les activités économiques et complique les opérations logistiques essentielles.

Pour de nombreux habitants, le quotidien reste marqué par les risques d’enlèvements et les violences armées, nourrissant un sentiment d’incertitude généralisée.

Des interrogations sur la réponse de l’État

Sur le plan politique, la gestion de la crise sécuritaire suscite toujours des débats. Le ministre de la Justice, Patrick Pélissier, continue d’occuper ses fonctions alors que des critiques persistent quant à l’efficacité du système judiciaire face à la montée des groupes armés.

Dans le même temps, Mario Andrésol a récemment été nommé à la tête du ministère de la Défense, après avoir exercé comme secrétaire d’État à la Sécurité publique. Cette nomination intervient alors que plusieurs promesses liées à la reprise de contrôle de certaines routes nationales n’ont pas encore été concrétisées sur le terrain.

Certains observateurs estiment que ces choix témoignent d’une continuité dans la stratégie sécuritaire du gouvernement, sans changement majeur d’approche.

Un isolement aérien qui se prolonge

La décision de la FAA constitue également un message fort de la communauté internationale quant à l’évaluation de la situation sécuritaire en Haïti. Tant que les conditions jugées nécessaires à la sécurité des opérations aériennes ne seront pas réunies, la reprise des vols commerciaux restera compromise.

En attendant, Haïti demeure privé de l’un de ses principaux axes de connexion avec l’étranger, une situation qui accentue les difficultés économiques et logistiques déjà ressenties par la population.

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Centre infos | 05 Mars 2026 |

Delmas : intervention policière meurtrière après une tentative d’enlèvement

23 Février 2026

Pacte national et élections : l’exécutif réunit un Conseil des ministres avant la cérémonie officielle

23 Février 2026

Le CSPJ rappelle à l’ordre la magistrature sur fond de crispations politiques

11 Février 2026

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Haïti face à la menace des gangs : les États-Unis alertent le Sénat américain

Port-au-Prince, 10 février 2026. Selon le diplomate, ces groupes criminels rassemblent plus de 12 000 membres, dont près de 3 000 seraient particulièrement bien équipés et expérimentés. Cette fraction constitue le cœur le plus dangereux des organisations, capable de perturber durablement l’État haïtien et d’en miner la stabilité.

Wooster a également dénoncé l’instabilité politique chronique. Il a pointé un climat de divisions au sein de la classe dirigeante, aggravé par l’absence d’élections nationales depuis plus de dix ans, ce qui, selon lui, fragilise le fonctionnement démocratique du pays.

Le chargé d’affaires a insisté sur le lien entre ces deux crises : une gouvernance morcelée et des gangs puissants affaiblissent les institutions et compliquent toute tentative de rétablir l’ordre.

Dans ce contexte, les États-Unis ont approuvé plusieurs initiatives proposées par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour renforcer la sécurité. L’aide américaine inclut notamment la fourniture de matériel et des programmes de formation destinés aux forces haïtiennes.

De plus, une société privée de sécurité américaine a été autorisée à opérer sur le sol haïtien, avec la possibilité d’utiliser la force létale dans les opérations contre les gangs. Cette décision, controversée, est présentée comme un soutien supplémentaire pour sécuriser des zones stratégiques et renforcer l’autorité de l’État.

Alors que la population attend des résultats tangibles, les autorités espèrent que ces mesures permettront de restaurer la sécurité, protéger les civils et ouvrir la voie à un retour progressif à l’ordre constitutionnel et à la stabilité démocratique.

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Centre infos | 10 Février 2026 |

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Indice de la corruption : Haïti toujours englué dans la stagnation

Port-au-Prince, 10 février 2026. Cette publication intervient dans un contexte politique sensible, marqué par la gouvernance du Conseil présidentiel de transition (CPT). Une période que plusieurs analystes et organisations de la société civile associent à des dérives clientélistes et à une faible redevabilité des acteurs publics.

Malgré les discours officiels prônant la transparence et la bonne gouvernance, les indicateurs internationaux dressent un constat sévère. Les efforts annoncés par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), notamment en matière d’investigations et de poursuites judiciaires, peinent à se traduire par des avancées mesurables. L’impunité chronique et la vulnérabilité des mécanismes de contrôle continuent de fragiliser l’action publique.

L’affaire impliquant la Banque nationale de crédit (BNC) illustre les limites du système actuel. L’inculpation de trois conseillers du CPT pour faits de corruption a profondément marqué l’opinion et renforcé les doutes quant à la capacité réelle de l’État à rompre avec des pratiques ancrées depuis des années.

Dans son analyse, Transparency International insiste sur la nécessité de réformes profondes, combinant volonté politique, renforcement institutionnel et sanctions effectives. Pour l’organisation, le score attribué à Haïti démontre que les engagements verbaux ne suffisent plus : seule l’application rigoureuse de la loi permettra de restaurer la confiance.

L’édition 2026 de l’IPC agit ainsi comme un avertissement clair. Sans actions concrètes et cohérentes au plus haut niveau de l’État, Haïti risque de voir perdurer un cycle de gouvernance défaillante, au détriment de la stabilité et du développement du pays.

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Centre infos | 10 Février 2026 |

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La PNH intensifie la lutte contre les gangs avec l’opération « San kanpe »

Tabarre, 10 février 2026. Cette stratégie sécuritaire a été officiellement présentée à l’occasion d’une réunion de commandement organisée le lundi 9 février 2026. Les échanges ont été conduits par le directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison, en présence des responsables des directions départementales de l’Ouest 1 et 2, des chefs d’unités spécialisées ainsi que de plusieurs commissaires et inspecteurs.

D’après la Direction de la communication de la PNH (DICOP), cette rencontre a permis de faire le point sur les opérations déjà engagées et d’examiner les progrès enregistrés sur le terrain. Des actions policières ont notamment été menées dans des zones considérées comme sensibles, notamment à Croix-des-Bouquets, Tabarre, à l’Arcahaie et dans certains quartiers du centre de Port-au-Prince.

Au cours de la réunion, le commandant Paraison a mis en avant la mobilisation des forces de l’ordre et rappelé l’importance de maintenir une pression constante sur les groupes armés. Il a souligné que l’opération « San kanpe » s’inscrit dans une logique de démantèlement durable des gangs, de rétablissement de la libre circulation sur les routes nationales et de renforcement de l’autorité de l’État.

La note officielle précise que des consignes strictes ont été adressées aux responsables opérationnels afin de garantir l’application effective des décisions prises et d’améliorer l’efficacité des interventions.

Par ailleurs, le commandant en chef de la Force de répression des gangs (FRG), l’inspecteur général Godfrey Otunge, a réaffirmé l’engagement de ses unités à soutenir la PNH dans cette lutte contre les groupes armés, qualifiés de terroristes par les autorités haïtiennes.

Cette nouvelle offensive intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant, marqué par la persistance des violences, alors que les forces de l’ordre multiplient les efforts pour sécuriser les territoires stratégiques et les principaux corridors de circulation du pays.

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Centre infos | 10 Février 2026 |

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Le RNDDH remet en cause la légitimité de quatre avis de recherche de la DCPJ

Port-au-Prince, 7 février 2026. Dans un communiqué diffusé ce samedi 7 février 2026, l’organisation de défense des droits humains met en doute la crédibilité de ces accusations. L’avis visant Arnel Belizaire est qualifié de « mise en scène » par le RNDDH, qui rappelle que l’intéressé, censé être proche de la coalition armée « Viv Ansanm », entretiendrait des liens réguliers avec le directeur de la DCPJ, le commissaire divisionnaire Justin Marc. L’organisation souligne que Belizaire fréquenterait les locaux de la DCPJ depuis septembre 2025, ce qui, selon elle, contredit l’idée qu’il serait en fuite.

Pour Ralph Youri Chevry, maire de Port-au-Prince, Smith Joseph, ancien membre du cabinet du conseiller-président Fritz Alphonse Jean, et Édouard Julcene, ex-directeur général des Douanes, le RNDDH dénonce des mesures qu’il juge arbitraires et dépourvues de fondement légal. L’organisation évoque notamment des perquisitions au domicile de Ralph Youri Chevry effectuées sans notification claire et rappelle que ces trois personnalités n’auraient jamais été officiellement convoquées ni visées par des mandats d’amener, comme le prévoit le Code d’instruction criminelle.

L’ONG s’interroge également sur la pertinence des accusations financières portées contre ces individus. Aucun de leurs noms n’apparaît dans les rapports de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF) ni dans ceux de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC). Selon le RNDDH, cette situation entretient la confusion dans l’opinion publique et fragilise la crédibilité des institutions chargées de faire respecter la loi.

En rappelant les principes de l’État de droit, l’organisation insiste sur le respect de la présomption d’innocence et des garanties procédurales prévues par la Constitution haïtienne et les conventions internationales ratifiées par Haïti. Le RNDDH estime que les conditions légales pour émettre ces avis de recherche ne sont pas remplies et demande leur suspension immédiate, tout en appelant la DCPJ à se conformer strictement aux règles en vigueur.

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Centre infos | 07 Février 2026 |

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Haïti : l’Exécutif reprend la main après la fin du Conseil présidentiel de transition

Port-au-Prince, 7 février 2026. La cérémonie marquant la fin du mandat du CPT a consacré l’entrée en vigueur du schéma institutionnel prévu à l’article 28.1 de l’accord de transition. Ce mécanisme transfère l’exercice du pouvoir exécutif au gouvernement, désormais dirigé sans organe présidentiel collégial.

Dans les heures ayant suivi cet acte officiel, plusieurs anciens membres du CPT, dont Frinel Joseph et Emmanuel Vertilaire, ont confirmé la fin de leur mission à travers des publications diffusées sur le réseau social X, actant ainsi leur retrait du processus transitionnel.

Intervenant lors de la cérémonie, Laurent Saint-Cyr a mis l’accent sur les défis immédiats auxquels le pays est confronté. Il a notamment rappelé que le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire et la tenue d’élections crédibles demeurent les priorités essentielles de cette nouvelle étape politique.

De son côté, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a annoncé une adresse à la nation prévue dans la soirée. Cette intervention devrait permettre de présenter les grandes lignes de la gouvernance qui guidera la transition sous l’autorité du gouvernement.

Peu après la dissolution du CPT, les membres du cabinet ministériel ont été convoqués à un Conseil des ministres, première réunion officielle dans cette nouvelle configuration institutionnelle. Une note émanant de la Primature a confirmé la tenue de cette rencontre, précisant que plusieurs dossiers stratégiques figuraient à l’ordre du jour.

Aucune échéance précise n’a toutefois été fixée pour la durée de cette nouvelle phase de transition. En l’absence d’un accord politique entre les principaux acteurs, situation déjà relevée par la CARICOM lors d’une réunion tenue la veille, la responsabilité de la conduite du processus revient désormais, de fait, au chef du gouvernement en exercice.

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Centre infos | 07 Février 2026 |

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Corruption présumée à l’OFATMA : des prestataires de santé dénoncent un système de rétrocommissions

Port-au-Prince, 5 février 2026. Selon ces prestataires, des paiements illicites leur seraient exigés afin d’accélérer ou de débloquer le remboursement de factures pourtant régulièrement soumises. Les montants réclamés, assimilés à des pots-de-vin, seraient proportionnels aux sommes dues par l’OFATMA, lesquelles atteignent parfois plusieurs dizaines de millions de gourdes. Une situation que les dénonciateurs qualifient d’« institutionnalisée » et de profondément préjudiciable au bon fonctionnement du système d’assurance publique.

Ces pratiques alléguées ont des conséquences directes sur les assurés eux-mêmes, principalement des fonctionnaires de l’État détenteurs d’une police d’assurance gérée par l’OFATMA. Faute de paiement des arriérés accumulés, de nombreux établissements de santé privés refusent désormais de prendre en charge ces patients, y compris dans des situations d’urgence, malgré les engagements antérieurs de l’institution à régulariser les dettes.

Cette rupture de confiance entre l’OFATMA et ses prestataires partenaires fragilise davantage un système de santé déjà sous pression. En pratique, ce sont les assurés agents publics pourtant prélevés régulièrement pour leur couverture qui se retrouvent privés de soins, exposés à des refus de prise en charge ou contraints d’assumer eux-mêmes des frais médicaux élevés.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle claire n’a permis de dissiper ces accusations persistantes. Le silence ou l’inaction face à ces dénonciations alimente les soupçons de mauvaise gouvernance et soulève de sérieuses interrogations sur les mécanismes de contrôle interne, la transparence financière et la responsabilité administrative au sein de l’OFATMA.

Dans un contexte national marqué par la défiance envers les institutions publiques, ces allégations de corruption, si elles étaient avérées, constitueraient une atteinte grave au droit à la santé des fonctionnaires de l’État et un détournement manifeste de la mission première de l’OFATMA. Elles appellent, à tout le moins, à l’ouverture rapide d’une enquête administrative et judiciaire indépendante afin d’établir les responsabilités et de restaurer la crédibilité d’une institution censée protéger les travailleurs, non les exposer.

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Centre infos | 05 Février 2026 | 1

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Haïti / Transition politique : divergence de vues entre Washington et l’OEA

Washington, 5 février 2026. Dans une déclaration rendue publique par l’ambassade américaine à Port-au-Prince, Washington souligne son soutien au chef du gouvernement dans ce qu’elle qualifie d’effort de construction d’une Haïti « forte, prospère et libre », à l’approche de la fin officielle du cadre transitoire actuel.

Cette sortie diplomatique intervient dans un climat politique tendu, marqué par des incertitudes institutionnelles et une absence de consensus clair sur l’architecture de gouvernance à adopter après le CPT. Pour plusieurs analystes, ce message traduit la volonté américaine de privilégier une continuité exécutive, en misant sur le leadership du Premier ministre pour éviter un vide politique à l’issue de la transition.

À contre-courant de cette position affirmée, l’Organisation des États américains (OEA) adopte un discours plus mesuré. Dans une communication publiée récemment sur ses canaux officiels, l’institution régionale a rappelé son attachement au processus de transition et à la tenue d’élections, sans toutefois se prononcer sur un appui explicite à une figure de l’Exécutif.

L’OEA insiste sur la nécessité d’un accompagnement international face à une crise qualifiée de multidimensionnelle, marquée par l’insécurité persistante, la fin imminente du mandat du CPT et l’impératif d’un accord politique national en faveur d’une solution portée par les Haïtiens eux-mêmes.

Cette différence d’approche révèle un décalage stratégique entre deux partenaires clés d’Haïti. Si Washington privilégie une ligne directe en soutenant ouvertement le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour piloter la prochaine étape de la transition, l’OEA demeure attachée à un cadre institutionnel plus consensuel, centré sur le dialogue et les mécanismes électoraux.

Dans ce contexte de recomposition politique, l’échéance du Conseil présidentiel de transition issu d’un compromis désormais fragilisé continue de nourrir les tensions et de redéfinir les rapports d’influence autour de l’avenir institutionnel du pays.

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Centre infos | 05 Février 2026 |

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À l’approche du 7 février, un navire de guerre américain croise au large de la capitale

Port-au-Prince, 3 février 2026. Navire de combat polyvalent, l’USS Southland dispose de capacités opérationnelles avancées lui permettant d’intervenir sur plusieurs théâtres, notamment en matière de défense aérienne, maritime et sous-marine. Aucune indication officielle n’a toutefois été fournie sur les objectifs précis de cette mission au large d’Haïti.

Ce déploiement coïncide avec une période d’incertitude institutionnelle marquée par l’expiration imminente du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). À quelques jours du 7 février, aucune formule consensuelle n’a encore émergé pour assurer la continuité du pouvoir exécutif.

Au sein du CPT, l’attention se concentre sur la restitution des travaux du dialogue politique conduits par les conseillers-présidents Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils, tous deux visés par des sanctions américaines. La synthèse de ces discussions est attendue ce mardi, dans un climat de fortes attentes mais aussi de scepticisme.

En parallèle, certaines voix se font entendre en dehors des cercles officiels. L’ancien sénateur Jean Renel Sénatus avance l’option d’un transfert de responsabilité au président de la Cour de cassation, Jean Joseph Lebrun, qui se serait dit disposé à assumer la charge de chef de l’État par intérim.

Sur le plan international, le soutien demeure en faveur du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, tandis que plusieurs membres du CPT évitent toute prise de position publique. Malgré les initiatives en cours, un constat s’impose : la transition n’a pas permis de restaurer la sécurité ni d’organiser les élections promises, plongeant le pays dans une nouvelle phase d’incertitude politique.

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Centre infos | 03 Février 2026 |

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États-Unis : une juge fédérale bloque temporairement la fin du TPS pour les Haïtiens

Washington, 2 février 2026. L’ordonnance de la magistrate empêche, pour l’instant, l’expiration du TPS prévue ce mardi à minuit. Elle permet à des centaines de milliers de Haïtiens vivant aux États-Unis de conserver leur statut légal, leur protection contre l’expulsion et leur autorisation de travail.

Instauré après le séisme catastrophique de 2010 par l’administration Obama, le programme TPS concerne aujourd’hui plus de 300 000 ressortissants haïtiens, dont près de la moitié résident dans le sud de la Floride. Beaucoup redoutaient d’être renvoyés dans un pays encore frappé par l’insécurité, l’instabilité politique et des crises humanitaires récurrentes.

Dans son jugement, la juge Reyes a répondu favorablement à la requête déposée par des bénéficiaires du TPS, l’Haitian Evangelical Clergy Association et le syndicat EIU-32BJ. Ces derniers affirmaient que la décision de mettre fin au programme violait la législation sur l’immigration et était motivée par des considérations discriminatoires.

Le DHS, défendant la décision de la secrétaire Kristi Noem, avait argué que la fin du TPS relevait du pouvoir discrétionnaire de l’exécutif et ne pouvait être contestée devant les tribunaux. Cette argumentation a été rejetée par la juge, qui a confirmé l’injonction et garanti ainsi le maintien des droits des Haïtiens protégés par le TPS.

Malgré la décision, le DHS continue de soutenir que la situation en Haïti permettrait le retour des bénéficiaires du TPS et que prolonger le programme serait contraire aux intérêts des États-Unis. L’administration a déjà indiqué son intention de faire appel.

La communauté haïtienne et plusieurs acteurs économiques de Floride du Sud ont salué la décision, qui écarte temporairement les inquiétudes liées aux impacts sociaux et économiques d’une suppression du TPS.

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Source : Miami Herald

Centre infos | 02 Février 2026 |

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Grève des parquetiers : la justice en panne, le barreau lance un avertissement

Port-au-Prince, 2 février 2026. Face à cette crise, le bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Patrick Pierre Louis, a rencontré ce lundi 2 février à Delmas le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance, Me Patterson Dorval, et le doyen de la juridiction, Me Bernard Saint-Vil.

L’objectif de cette réunion était de mesurer l’impact réel des grèves sur le fonctionnement de la justice et de faire remonter les inquiétudes du barreau.

Lors des échanges, Me Pierre Louis a souligné que l’inactivité du parquet bloque de nombreux dossiers, provoquant des retards significatifs et fragilisant les droits des citoyens. Si la reprise du travail des parquetiers semble proche, le bâtonnier a rappelé que les solutions aux revendications relèvent exclusivement des autorités étatiques, et non du barreau.

Pour mieux faire face à ces crises répétitives, l’Ordre des avocats a mis en place une commission spéciale chargée de maintenir une communication constante avec les acteurs judiciaires.

Cette initiative vise à réduire les dysfonctionnements, protéger les justiciables et garantir un exercice plus efficace de la profession d’avocat.

Le barreau attend désormais la publication d’un communiqué officiel confirmant la fin de la grève, tout en rappelant que la responsabilité d’un règlement rapide repose sur les parquetiers.

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Centre infos | 02 Février 2026 |

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Haïti : le mandat du BINUH reconduit pour une année supplémentaire

Port-au-Prince, 30 janvier 2026. Réuni à New York le 29 janvier 2026, le Conseil a réitéré son attachement aux principes fondamentaux de souveraineté, d’indépendance et d’intégrité territoriale d’Haïti. Dans le même temps, il a exprimé de sérieuses inquiétudes face à l’aggravation continue des crises politique, sécuritaire et humanitaire qui fragilisent le pays.

Les membres de l’organe exécutif de l’ONU constatent l’absence d’avancées politiques notables et dénoncent la persistance de violations graves des droits humains. Ils exhortent les responsables politiques haïtiens, ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux, à privilégier un dialogue ouvert et inclusif afin de parvenir à un compromis politique capable de restaurer la stabilité institutionnelle.

La résolution attire également l’attention sur la montée en puissance des groupes armés et l’impact dramatique de leurs exactions sur les populations civiles. Les chiffres avancés font état d’environ 1,4 million de personnes déplacées à l’intérieur du territoire, illustrant l’ampleur de la crise sécuritaire.

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité appelle à une intensification des efforts contre l’impunité, à un contrôle plus strict du trafic illégal d’armes et à la reconstruction progressive de l’autorité de l’État sur l’ensemble du pays.

S’agissant du processus électoral prévu en 2026, le BINUH est invité à renforcer son appui technique et politique afin de contribuer à l’organisation d’élections crédibles, transparentes et inclusives, condition essentielle au retour à l’ordre constitutionnel.

Enfin, un dispositif de suivi périodique est prévu pour évaluer l’application de la résolution, en coordination avec les autorités et les acteurs haïtiens, dans l’objectif d’accompagner durablement le pays sur la voie de la stabilité.

Ronald André

Centre infos | 30 Janvier 2026 |

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Nouvelles mesures américaines contre des responsables haïtiens pour atteinte à la stabilité nationale

Port-au-Prince, 29 janvier 2026. Parmi les personnes concernées figurent deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), Lesly Volaire et Smith Augustin, ainsi que le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus. Les autorités américaines estiment que leurs agissements auraient contribué, directement ou indirectement, au renforcement de groupes armés opérant sur le territoire haïtien.

Dans un communiqué diffusé par l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, le Département d’État précise que ces mesures reposent sur les dispositions de la loi américaine sur l’immigration et la nationalité. En vertu de l’article 212(a)(3)(C), toute personne jugée susceptible de nuire aux intérêts stratégiques ou à la politique étrangère américaine peut se voir refuser l’entrée sur le sol des États-Unis.

Selon les précisions apportées par le porte-parole adjoint principal du Département d’État, Thomas Pigott, les sanctions entraînent l’annulation immédiate des visas détenus par les responsables visés. La mesure s’étend également à leurs proches directs, notamment leurs conjoints et leurs enfants.

Cette décision s’inscrit dans une série d’actions répressives entreprises récemment par Washington. Moins d’une semaine auparavant, deux autres conseillers-présidents du CPT, Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles, avaient déjà fait l’objet de sanctions similaires.

Avant eux, Fritz Jean figurait également sur la liste des personnalités ciblées.
Les autorités américaines affirment que ces responsables sont impliqués dans des manœuvres politiques internes, notamment des initiatives visant à fragiliser ou à évincer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dans un contexte de fortes dissensions au sein de l’exécutif de transition.

Face à la persistance de la crise haïtienne, Washington réitère sa volonté de tenir pour responsables tous les acteurs accusés de contribuer à l’instabilité du pays. Le Département d’État assure qu’il poursuivra ses efforts pour encourager la redevabilité politique et freiner toute dynamique susceptible d’aggraver la situation sécuritaire et institutionnelle en Haïti.

Ronald André

Centre infos | 29 Janvier 2026 |

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Crise de la transition : le FAPM plaide pour une médiation afin d’éviter une nouvelle impasse politique

Port-au-Prince, 29 janvier 2026. Dans un communiqué publié ce mercredi, l’organisation dit constater « avec tristesse et une grande préoccupation » que ses précédentes mises en garde semblent se confirmer, dans un contexte marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Selon le FAPM, une majorité qualifiée de conseillers-présidents aurait adopté une résolution visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, tout en prévoyant son remplacement intérimaire par l’actuel ministre de l’Économie et des Finances, en attendant la désignation d’un nouveau chef de gouvernement par consensus politique. Une décision prise, souligne le Forum, à moins de deux semaines de l’échéance du 7 février 2026.

Si la capacité juridique du CPT à opérer un tel changement n’est pas contestée, le FAPM s’interroge toutefois sur les motivations, l’opportunité et les implications d’une telle démarche dans un laps de temps aussi réduit. L’organisation estime que cette initiative a contribué à accentuer la fébrilité au sein d’une gouvernance déjà fragilisée.

Le communiqué met également en lumière un blocage institutionnel : la résolution en question n’aurait pas été transmise au Journal officiel Le Moniteur, en raison du refus du coordonnateur du CPT d’en assurer la publication. Une situation d’autant plus délicate, selon le FAPM, que ce dernier est apparu publiquement à plusieurs reprises aux côtés du Premier ministre pourtant annoncé comme révoqué.

Dans ce climat de confusion, le Forum déplore ce qu’il décrit comme une érosion de la souveraineté nationale, alimentée par des prises de position sur les réseaux sociaux et par la diffusion non maîtrisée d’informations sur des plateformes de messagerie.

Le FAPM évoque ainsi une série de « victoires à la Pyrrhus » : un CPT parvenant à réunir les voix nécessaires à la révocation d’un Premier ministre, mais exposé à de lourdes conséquences politiques après le 7 février ; un chef de gouvernement se maintenant en fonction sur la base d’arguments juridiques, sans réelle légitimité politique ; et une communauté internationale dont le soutien, tant dans sa forme que dans son fond, serait de plus en plus remis en question.

Face à ces constats, le Forum juge « imprudent, voire dangereux » d’aborder les défis majeurs de l’année 2026 dans un tel climat d’instabilité. Il lance un nouvel appel à un dépassement collectif, plaidant pour une solution concertée, cohérente et responsable, afin de préserver ce qui reste de la souveraineté nationale et de garantir une transition apaisée.

Le FAPM se dit enfin disposé, aux côtés d’autres acteurs, à faciliter un dialogue national si une médiation devait s’avérer nécessaire.

Ronald André

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Centre infos | 29 Janvier 2026 |

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Transition politique : la CARICOM alerte et appelle à un compromis urgent

Port-au-Prince, le 28 janvier 2026. La CARICOM affirme suivre de près l’évolution de la situation politique en Haïti, qu’elle qualifie de préoccupante, dans un contexte jugé déterminant pour l’avenir institutionnel du pays. Elle rappelle que le décret instituant le Conseil présidentiel de transition (CPT), ainsi que l’Accord politique du 3 avril 2024, fixent clairement la fin du mandat de l’organe transitoire au 7 février 2026.

Selon l’organisation, les tensions actuelles, notamment les tentatives répétées mais infructueuses visant à écarter le Premier ministre, accentuent la fragilité d’une transition déjà mise à rude épreuve. Cette instabilité politique, souligne-t-elle, se répercute directement sur la population, confrontée quotidiennement à l’insécurité, aux violences armées et à des conditions de vie de plus en plus difficiles.

Dans ce contexte, la CARICOM appelle l’ensemble des acteurs impliqués à faire preuve de responsabilité politique et à engager un dialogue constructif en vue d’un consensus national. Le Groupe de personnalités éminentes de l’organisation se dit disposé à faciliter les échanges, en s’appuyant sur les propositions déjà avancées par les parties concernées.

La CARICOM met en garde contre la persistance des divisions politiques, qu’elle considère comme un facteur favorisant l’expansion des gangs armés. Elle insiste sur la nécessité de rétablir un climat de stabilité, de sécurité et de paix, préalable essentiel à la tenue des élections annoncées par les autorités haïtiennes pour l’année 2026.

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Centre infos | 28 Janvier 2026 |

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Sécurité : les autorités haïtiennes réaffirment leur soutien aux forces engagées contre les gangs armés

Port-au-Prince, 28 janvier 2026. Au cours de cette visite, les deux plus hautes autorités de l’exécutif ont rencontré le commandant Godfrey Otungé ainsi que des membres de la force, afin de réaffirmer le soutien de l’État haïtien aux unités engagées aux côtés de la PNH et des Forces armées d’Haïti (FAd’H) dans la lutte contre les groupes criminels armés.

Selon les autorités, cette démarche vise à consolider la coopération opérationnelle entre les forces nationales et leurs partenaires internationaux. Le président du CPT et le Premier ministre ont salué le professionnalisme et l’engagement des troupes, estimant que leur action a contribué aux progrès enregistrés ces derniers mois en matière de sécurité.

Laurent Saint-Cyr a, par ailleurs, exprimé la reconnaissance de l’État haïtien envers les pays partenaires qui soutiennent Haïti à travers l’envoi de troupes et de ressources. Il a également rendu hommage aux agents ayant perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, saluant leur engagement au service de la stabilité du pays.

Dans le même esprit, une visite a été effectuée à la base principale de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS). À cette occasion, le Premier ministre a remercié les forces de la mission pour leur discipline et leur implication, tout en soulignant le rôle du Kenya, qui assure le leadership de cette mission internationale.

Alix Didier Fils-Aimé a rappelé que le gouvernement, en coordination avec ses partenaires internationaux, poursuit les démarches nécessaires en vue du déploiement complet de la Force de répression des gangs. Cette force multinationale, composée de plus de 5 500 soldats et policiers, est appelée à appuyer la PNH, les FAd’H et la Task Force nationale dans le démantèlement des groupes armés.

Les autorités ont réaffirmé leur détermination à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, estimant que le retour durable à la sécurité constitue une condition indispensable à l’organisation d’élections crédibles et au rétablissement de la stabilité institutionnelle.

S’adressant aux troupes, le président du CPT a déclaré se montrer confiant quant à l’issue de la lutte contre l’insécurité, affirmant que les forces engagées parviendront, avec le soutien de l’État, à neutraliser les gangs armés.

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Centre infos | 28 Janvier 2026 |

À la une

Haïti : le président du CPT et le Premier ministre visitent le Grand Quartier Général pour renforcer la sécurité nationale

Port-au-Prince, 26 janvier 2026. Cette visite intervient dans le cadre des efforts de l’État pour reprendre le contrôle de zones affectées par les gangs armés et pour coordonner les actions de sécurité sur l’ensemble du territoire national. Selon le gouvernement, elle vise à renforcer l’autorité de l’État et à mobiliser les forces de défense et de sécurité pour protéger la population et les institutions.

Lors de cette rencontre, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à moderniser les FAd’H, en améliorant leurs capacités opérationnelles, logistiques et humaines. Il a insisté sur le rôle stratégique de l’armée, aux côtés de la Police Nationale d’Haïti, dans la lutte contre l’insécurité.

« La sécurité des citoyens et la stabilité des institutions sont des priorités absolues », a souligné le chef du gouvernement, rappelant que la reconquête des territoires affectés par la violence est essentielle pour créer un climat propice à la vie démocratique et à la tenue d’élections libres et inclusives en 2026.

Les autorités ont salué la discipline et le dévouement des militaires, soulignant leur contribution essentielle à la protection des institutions nationales et à la restauration de l’autorité de l’État.

Le gouvernement affirme sa détermination à garantir la sécurité, la stabilité et l’avenir de la nation haïtienne.

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Centre infos | 26 Janvier 2026 |

À la une

Delmas frappée par une recrudescence des enlèvements

Delmas, 26 janvier 2026. Le cas le plus récent s’est produit le vendredi 23 janvier, peu après 21 heures, à Delmas 65. Trois hommes, identifiés comme Jems Gédéon, Pouchon Delphonse et Carl Henry Georgeon, ont été interceptés puis emmenés de force par des individus armés. Ces derniers se déplaçaient à bord d’un véhicule blanc, de type Toyota Land Cruiser, muni d’un gyrophare, communément désigné sous l’appellation « zo reken ».

Des témoins rapportent que l’intervention des ravisseurs a été brève et organisée, ne laissant aucune possibilité d’intervention immédiate. À la suite de cet enlèvement, des proches des victimes ont adressé un appel aux auteurs de l’acte, les invitant à relâcher les otages afin qu’ils puissent retrouver leurs familles sans dommage.

Un autre incident a été signalé le samedi 24 janvier à Delmas 31. D’après des sources considérées comme fiables, trois personnes auraient été kidnappées, parmi lesquelles figureraient deux jeunes filles. À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué de détails supplémentaires sur les circonstances entourant ce rapt.

Après une période d’accalmie observée à la fin de l’année 2025, ces nouveaux cas témoignent d’une résurgence préoccupante du kidnapping en ce début de l’année 2026. Cette recrudescence survient alors que la Police nationale d’Haïti, avec l’appui de ses partenaires, affirme intensifier ses opérations contre les groupes armés dans plusieurs zones du pays. Sur le terrain, cependant, la peur demeure vive et l’inquiétude gagne de nombreuses familles à Delmas.

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Centre infos | 26 Janvier 2026 |

À la une

Haïti : les États-Unis imposent des restrictions de visa à deux membres du Conseil présidentiel de transition

Port-au-Prince, 26 janvier 2026. Dans un communiqué, le département d’État des États-Unis indique avoir pris des mesures visant à restreindre et à révoquer les visas de certains membres du CPT ainsi que de leurs proches immédiats, notamment leurs conjoints et enfants. Washington justifie cette décision par l’implication alléguée de ces responsables dans des activités de gangs et d’autres organisations criminelles opérant sur le territoire haïtien.

Selon les autorités américaines, les personnes concernées auraient également entravé les efforts du gouvernement haïtien visant à combattre les gangs armés, dont plusieurs ont été désignés par les États-Unis comme des Organisations terroristes étrangères (Foreign Terrorist Organizations – FTO).

Ces sanctions sont prises en application de l’alinéa 212(a)(3)(C) de la loi américaine sur l’immigration et la nationalité (Immigration and Nationality Act – INA), une disposition qui permet d’interdire l’entrée sur le territoire américain à toute personne dont la présence ou les activités pourraient avoir de graves répercussions négatives sur la politique étrangère des États-Unis.

Le département d’État réaffirme par ailleurs l’engagement de Washington en faveur de la stabilité d’Haïti et de la coopération avec les autorités haïtiennes dans la lutte contre la violence des gangs. Les États-Unis soulignent que la population haïtienne subit depuis plusieurs années les conséquences de l’insécurité, des destructions et des tensions politiques.

L’administration américaine assure enfin qu’elle continuera à prendre des mesures pour que les individus accusés de contribuer à la déstabilisation d’Haïti et de la région rendent des comptes.

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Centre infos | 26 Janvier 2026 |

À la une

Sécurité et élections : les États-Unis se disent aux côtés d’Haïti

Port-au-Prince, 1er janvier 2026. Dans son message, M. Rubio a souligné l’engagement des États-Unis « à travailler avec [Haïti] pour renforcer la sécurité, rétablir la stabilité et poser les bases d’un avenir plus prospère ». Il a notamment rappelé l’appui américain à la mise en place d’une Force de répression des gangs, conçue pour collaborer avec les forces de sécurité haïtiennes afin de mettre fin au règne de la terreur imposé par les gangs et par les organisations terroristes étrangères désignées par Washington.

Le secrétaire a également salué les avancées réalisées par le gouvernement de transition et le Conseil électoral provisoire dans la préparation des premières élections nationales depuis dix ans, prévues pour 2026. « Les États-Unis continueront d’encourager et de soutenir les efforts visant à mettre en place un processus sécurisé permettant aux Haïtiens d’élire leurs dirigeants », a-t-il ajouté.

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes liées à l’insécurité et par les préparatifs électoraux, tandis que la communauté internationale suit de près la transition politique haïtienne. Rubio a conclu son message en célébrant la résilience d’Haïti et en réaffirmant « l’engagement indéfectible » des États-Unis envers le peuple haïtien.

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Centre infos | 01 Janvier 2026 |

À la une

Haïti célèbre le 222ᵉ anniversaire de son indépendance à la Villa d’Accueil

Port-au-Prince, 1er janvier 2026. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, du Président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, de membres du gouvernement, du Commandant en chef des Forces Armées d’Haïti, Derby Guerrier, du Directeur général de la Police nationale d’Haïti, André Jonas Vladimir Paraison, du Président de la Cour de Cassation, Jean-Joseph Lebrun, ainsi que de membres du corps diplomatique et d’autres responsables étatiques.

Dans son allocution, le Président du CPT a rappelé que cette célébration constitue un hommage aux héros et héroïnes de l’indépendance, en particulier à Jean-Jacques Dessalines, et souligne les efforts historiques du peuple haïtien pour briser les chaînes de l’esclavage. « La lutte pour l’indépendance n’était pas un hasard, mais un choix conscient pour la dignité et la souveraineté », a-t-il affirmé. Selon lui, l’indépendance est à la fois un héritage et une responsabilité collective : « Nous pouvons réécrire l’histoire si nous nous engageons ensemble pour le pays. »

Laurent Saint-Cyr a également mis l’accent sur les efforts continus de l’État pour libérer le pays des groupes armés, restaurer la sécurité et créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles. Il a lancé un appel solennel à tous les acteurs nationaux pour la concertation, le dialogue et le sens des responsabilités, rappelant que le dialogue politique est le meilleur moyen d’éviter que le pays ne sombre dans le chaos, à l’approche des élections prévues le 7 février 2026.

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a souligné que l’héritage de 1804 engage chaque Haïtienne et chaque Haïtien à promouvoir l’unité nationale, à dépasser les divisions et à renforcer la confiance dans les institutions. « Notre devoir est de garantir la sécurité des citoyens, la paix publique et la stabilité institutionnelle », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant la détermination du gouvernement à conduire Haïti vers des élections transparentes, inclusives et crédibles cette année.

La cérémonie s’est déroulée dans un climat de recueillement, rappelant à la population haïtienne et à la diaspora que la liberté, la dignité et la souveraineté proclamées en 1804 restent les principes irrévocables de la République d’Haïti. À cette occasion, l’État haïtien a renouvelé son engagement à servir la Nation avec dignité, responsabilité et foi en l’avenir.

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Centre infos | 01 Janvier 2026 |

À la une

Opération policière à Bel-Air : un vaste stock d’armes et de munitions récupéré

Port-au-Prince, 1er janvier 2026. Conduite avec le soutien de la Task Force, l’intervention s’est soldée par la neutralisation de plusieurs membres présumés du groupe armé, selon les informations communiquées par la Direction de la communication de la PNH (DICOP).

Les forces de l’ordre indiquent avoir mis la main sur diverses armes de guerre, dont un fusil d’assaut M16, un fusil de type Kalachnikov modifié, trois fusils de calibre 12, ainsi que plusieurs pistolets mitrailleurs et pistolets semi-automatiques de calibres 9 mm et 22 mm, certains présentant des modifications.

La saisie comprend également un volume conséquent de munitions : 4 094 cartouches de calibre 5,56 mm et 867 cartouches de calibre 7,62 mm. À cela s’ajoutent du matériel logistique et technologique, notamment un drone de type Mavic, des chargeurs, des batteries, des radios de communication, ainsi que des armes blanches, dont des machettes et une hache.

Toujours selon la police, l’opération a conduit à la destruction d’une habitation attribuée au chef de gang recherché. Cette action s’inscrit dans une série d’interventions destinées à réduire les capacités militaires et logistiques des groupes armés opérant dans la zone métropolitaine.

La PNH précise que l’ensemble des armes récupérées a été inventorié et certifié par le Service armement de la Direction de la logistique, conformément aux normes établies.

Le chef de gang Jamesley demeure en fuite et fait l’objet de recherches actives, a indiqué l’institution policière, qui affirme maintenir la pression sur les groupes armés afin de restaurer la sécurité et l’ordre public à l’échelle nationale.

Centre Infos

Centre infos | 01 Janvier 2026 |

À la une

Arcahaie : une opération policière vire à l’embrasement, plusieurs morts signalés

Arcahaie, 17 décembre 2025. D’après des sources proches des forces de l’ordre, au moins six individus armés, présentés comme des membres du groupe criminel Viv Ansanm, ont été mortellement atteints lors d’échanges de tirs dans la localité de Bessi.

Peu après l’opération, la zone a connu une flambée de violences. Des représailles attribuées aux membres du gang ont conduit à l’incendie de plusieurs véhicules de transport en commun. Ces actes ont fortement perturbé la circulation sur la route nationale reliant Arcahaie aux autres communes de l’Artibonite, rendant l’axe pratiquement impraticable pendant plusieurs heures.

La situation a provoqué un vent de panique au sein de la population. Les habitants, surpris par l’intensité des affrontements, se sont réfugiés dans leurs domiciles, tandis que les forces de sécurité tentaient de contenir la menace et de sécuriser les environs.

À ce stade, aucune communication officielle ne fait état de victimes civiles ni d’arrestations consécutives à cette opération. Les autorités policières n’ont pas encore fourni de détails sur l’évolution de la situation ou sur d’éventuelles mesures supplémentaires.

Cet événement illustre une nouvelle fois la dégradation persistante du climat sécuritaire dans plusieurs régions du pays, où les actions des forces de l’ordre peinent à endiguer durablement la violence des groupes armés.

Centre Infos

Centre infos | 17 Décembre 2025 |

À la une

Mirebalais : la PNH reprend le contrôle de Zocofra au terme d’une opération musclée

Mirebalais, 10 décembre 2025. L’opération, conduite par le Groupe d’intervention de la PNH (GIPNH/SWAT) et d’autres unités engagées, s’est soldée par la neutralisation de plusieurs individus armés, selon une note officielle de la Direction de communication de la police (DICOP).

D’après les informations communiquées, des bandits grièvement blessés lors des échanges de tirs ont été transportés en urgence par leurs complices en fuite. La police n’a pas précisé le nombre exact de suspects neutralisés ou blessés.

Un policier tué lors des affrontements

La PNH confirme toutefois la mort d’un de ses agents. L’agent I, Daveus Jimmy, issu de la 33ᵉ promotion et membre du GIPNH/SWAT, a été mortellement atteint pendant l’opération. Transporté d’urgence à l’hôpital, il n’a pas survécu à ses blessures.

Dans sa note, la Police nationale salue le courage de cet agent tombé « sur le champ de bataille » dans le cadre de la reprise de Zocofra. L’institution adresse également ses condoléances à la famille du policier ainsi qu’à ses frères d’armes.

Une opération jugée décisive

La PNH présente cette intervention comme une avancée significative dans ses efforts pour rétablir l’ordre dans le département du Centre, où plusieurs localités ont été confrontées ces derniers mois à une intensification des activités de groupes armés.

Aucune information supplémentaire n’a été fournie concernant d’éventuelles arrestations ou la présence de renforts dans la zone.

Centre Infos

Centre infos | 10 Décembre 2025 |

À la une

Haïti : Laurent Saint-Cyr réaffirme la priorité de l’État dans la lutte contre la corruption

Port-au-Prince, 10 décembre 2025. L’événement était orchestré par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), dirigée par Hans Jacques Ludwig Joseph. Plusieurs personnalités y ont pris part, dont le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus, des représentants du BINUH, l’ambassadeur du Canada, André François Giroux, ainsi que diverses délégations de jeunes.

Un appel à une lutte structurelle et citoyenne

Dans son allocution, Laurent Saint-Cyr a rappelé que la transparence constitue « le socle de la confiance citoyenne », insistant sur le rôle de la jeunesse dans la construction d’une culture d’intégrité. Il a affirmé que l’éducation demeure « la première arme pour renforcer le rejet collectif de la corruption ».

Le président du CPT a également appelé à une meilleure coordination entre les institutions de contrôle afin de prévenir les dérives, garantir la bonne utilisation des ressources publiques et consolider l’État de droit.

Renforcer les organes de contrôle

Laurent Saint-Cyr a souligné la nécessité pour les organismes de contrôle d’opérer « librement et sans interférence », dans le respect strict des lois de la République. Il a réaffirmé que la justice doit pouvoir agir « du simple citoyen aux plus puissants ».

Il a rappelé la création, en avril 2025, de pôles judiciaires spécialisés, dont un dédié à la répression des crimes et délits financiers complexes. Selon lui, chaque acteur institutionnel doit « assumer pleinement sa responsabilité » pour endiguer l’impunité qui fragilise l’État.

Un engagement politique affiché

Le président du CPT a salué le rôle de l’ULCC dans le dispositif national d’intégrité et dans la promotion de la transparence. Il a réaffirmé que la lutte contre la corruption demeure l’une des priorités de la transition.

Selon la Présidence, l’action coordonnée des institutions de contrôle doit permettre à l’État d’aborder cette lutte « avec détermination et impartialité ».

Centre Infos

Centre infos | 10 Décembre 2025 |

À la une

Décès d’une jeune Haïtienne en République dominicaine : le CPT présente ses sympathies et appelle à une enquête transparente

Port-au-Prince, le 6 décembre 2025. Selon le communiqué, les représentations diplomatiques et consulaires d’Haïti en République dominicaine se sont rapidement mobilisées pour accompagner la famille de la victime. Le CPT affirme que cet accompagnement se poursuit et se veut constant.

L’instance de transition rappelle également son « attachement indéfectible » au respect des droits fondamentaux et des garanties procédurales. Elle exhorte les autorités dominicaines à mener l’enquête avec « diligence » et « transparence » afin d’établir les responsabilités et de parvenir à la vérité sur les circonstances du décès.

Cette affaire survient dans un contexte tendu marqué par de nombreuses allégations de violences, d’abus et de mauvais traitements visant des migrants haïtiens ou des familles d’origine haïtienne en territoire dominicain. Le CPT dit « déplorer profondément » ces situations, qu’il juge préoccupantes pour les deux pays et incompatibles avec les engagements bilatéraux et internationaux de respect des droits humains.

Tout en réaffirmant sa disponibilité à collaborer avec les autorités dominicaines, le CPT souligne la nécessité d’une administration de la justice impartiale et d’un renforcement des mécanismes de protection des droits fondamentaux pour tous.

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Centre infos | 06 Décembre 2025 |

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