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Quand l’eau dicte la loi : le MTPTC incapable de gérer Carrefour Rita

Port-au-Prince, le 18 avril 2026. Selon des observations relayées ce week-end, traverser ce carrefour s’apparente désormais à un véritable parcours d’obstacles. L’accumulation d’eau, combinée à l’absence de drainage efficace, a transformé la zone en un espace difficilement praticable pour les piétons comme pour les automobilistes. Face à ce vide d’aménagement, un système informel s’est installé : des individus proposent d’aider les passants à traverser contre rémunération, fixée à 150 gourdes. Ceux qui tentent de franchir seuls doivent parfois payer jusqu’à 25 gourdes pour se nettoyer les pieds.

Cette situation, bien que révélatrice de la débrouillardise locale, soulève des questions fondamentales sur la responsabilité des autorités publiques. Le Ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC), en charge de l’entretien et de l’aménagement des infrastructures, est particulièrement visé. De nombreux citoyens dénoncent une inaction persistante malgré la récurrence de ces problèmes à chaque épisode pluvieux.

Plus préoccupant encore, les populations les plus vulnérables se retrouvent une fois de plus livrées à elles-mêmes. En l’absence de mesures concrètes, elles doivent soit payer pour se déplacer, soit s’exposer à des conditions sanitaires dégradantes. Cette réalité met en évidence un déficit criant de gouvernance urbaine et de planification des infrastructures.

Alors que les autorités seraient informées de la situation, aucune intervention visible n’a été entreprise jusqu’à présent. Ce manque de réactivité alimente un sentiment d’abandon et renforce la perception d’un État déconnecté des réalités quotidiennes de ses citoyens.

Dans un contexte où les aléas climatiques deviennent de plus en plus fréquents, l’inaction du MTPTC apparaît non seulement comme une défaillance administrative, mais aussi comme un facteur aggravant des inégalités sociales.

La situation de Carrefour Rita s’impose ainsi comme un symbole inquiétant de la fragilité des infrastructures urbaines en Haïti et de l’urgence d’une réponse institutionnelle à la hauteur des enjeux.

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Centre infos | 18 Avril 2026 |

Haïti / Vodou : annonce de l’intronisation d’Augustin Saint-Clou comme Roi Ati, Kettia Félicité Exantus désignée Gran sevitè

18 Avril 2026

Haïti / République dominicaine : reprise du dialogue et réouverture de l’espace aérien annoncée pour mai 2026

17 Avril 2026

Haïti prend part à la 17ᵉ réunion technique de la CDEMA aux Îles Vierges britanniques

17 Avril 2026

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Haïti / Environnement : le MdE et ses partenaires définissent de nouvelles orientations stratégiques à Pétion-Ville

Port-au-Prince, 17 avril 2026. Réunis autour des responsables du ministère, les partenaires ont échangé sur les mécanismes de coordination et sur les axes d’intervention jugés prioritaires pour les années 2026–2027. L’initiative ambitionne de renforcer la cohérence des actions publiques et des appuis extérieurs dans un contexte marqué par de multiples défis structurels.

Les travaux ont été organisés en deux temps. La première journée a été consacrée à des discussions de haut niveau, ponctuées de prises de parole officielles et de consultations avec les partenaires techniques et financiers. Ces échanges ont permis de poser les bases d’une meilleure synergie autour des politiques environnementales.

La seconde journée devait se concentrer sur des sessions plus techniques, incluant des ateliers thématiques et des panels de travail. Les participants ont notamment réfléchi à des mesures concrètes autour de la gestion des déchets, de la restauration des espaces dégradés, de la gouvernance environnementale et des mécanismes de financement climatique. Une approche intégrée, allant des zones montagneuses jusqu’aux espaces côtiers, a été mise en avant.

Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, a insisté sur la nécessité de structurer davantage l’action publique dans ce secteur. Il a rappelé que l’objectif est d’obtenir des résultats visibles et durables au profit des communautés, en orientant les efforts vers des priorités clairement définies.

Le ministre a également alerté sur la gravité de la situation environnementale du pays, qu’il a qualifiée de préoccupante. Il a présenté plusieurs initiatives en cours, dont le programme « Kombit Zéro Déchets », destiné à améliorer la gestion des déchets et à renforcer les capacités des collectivités locales, ainsi que des actions de reboisement et de préservation des ressources naturelles.

Pour sa part, la coordonnatrice résidente et humanitaire du Système des Nations Unies, Nicole Boni Kouassi, a exprimé sa compassion à la suite du drame de la Citadelle, tout en rappelant l’ampleur des crises auxquelles Haïti est confrontée. Elle a évoqué notamment la situation de déplacement de populations et l’insécurité alimentaire touchant plusieurs millions de personnes, dans un contexte de forte vulnérabilité environnementale.

Elle a souligné que la dégradation de l’environnement aggrave directement les crises humanitaires, citant les inondations et leurs impacts sur les moyens de subsistance. Elle a réaffirmé l’engagement des agences onusiennes telles que le PNUD, la FAO et le FIDA à accompagner les efforts nationaux dans la mise en œuvre de projets durables.

De son côté, le directeur de cabinet du Premier ministre, Axène Joseph, a replacé cette initiative dans un cadre plus large de crise nationale, dominée par les enjeux sécuritaires et économiques. Il a toutefois insisté sur le fait que la question environnementale demeure une priorité urgente pour le gouvernement.

À l’issue de ces deux journées de travaux, les autorités espèrent aboutir à des engagements concrets et à une meilleure coordination des actions sur le terrain, en vue de renforcer la résilience des communautés et d’améliorer durablement les conditions de vie de la population.

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Centre infos | 17 Avril 2026 |

Haïti / Santé publique : à l’Hôpital universitaire La Paix, les médecins internes montent au créneau pour leurs impayés

15 Avril 2026

Haïti / Sécurité : le gouvernement annonce une intensification des opérations contre les gangs armés

15 Avril 2026

Haïti : la police rétablit l’ordre au sous-commissariat de Seguin après une offensive armée meurtrière

15 Avril 2026

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Haïti : cérémonie d’adieu pour le représentant spécial de l’OEA en fin de mission

Port-au-Prince, 14 avril 2026. L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs personnalités, dont la ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, des membres du gouvernement, ainsi que des représentants du corps diplomatique et consulaire. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Haïti et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), Carlos Ruiz Massieu, a également pris part à la cérémonie.

Dans son intervention, le chef du gouvernement a salué l’engagement de Cristobal Dupouy durant son mandat, mettant en avant son appui au renforcement des capacités de la Police nationale d’Haïti ainsi que des institutions publiques. Il a également exprimé la reconnaissance des autorités haïtiennes envers Organisation des États Américains pour son accompagnement dans des domaines jugés prioritaires, notamment la démocratie, les droits humains, la sécurité et le développement.

La cérémonie, marquant la fin officielle de la mission du diplomate, a été l’occasion pour les autorités de réaffirmer leur volonté de poursuivre les efforts en vue de rétablir un climat sécuritaire stable. Selon le Premier ministre, cette condition demeure essentielle à l’organisation d’élections « démocratiques, inclusives et crédibles » dans le pays.

Présente de longue date en Haïti, Organisation des États Américains a mené plusieurs initiatives visant à soutenir les institutions nationales dans un contexte marqué par des défis politiques et sécuritaires persistants.

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Centre infos | 14 Avril 2026 |

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Haïti / Processus électoral : convergence entre le CEP et la Primature sur les priorités d’organisation des élections

Cette rencontre, présidée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a permis de passer en revue les principaux défis liés à l’organisation du scrutin, notamment les aspects politiques, sécuritaires, financiers et logistiques.

Une vision partagée autour du retour à l’ordre démocratique

Au terme des discussions, les deux institutions ont constaté une convergence de vues sur l’essentiel : la nécessité d’aboutir à des élections crédibles, inclusives et transparentes dans les meilleurs délais.

Cette position commune s’inscrit dans un contexte marqué par la volonté de rétablir pleinement l’ordre constitutionnel, considéré comme une étape clé pour la stabilité politique et institutionnelle du pays.

Le gouvernement réaffirme son accompagnement

L’Exécutif a renouvelé son engagement à soutenir le processus électoral, tout en respectant l’autonomie du CEP, chargé de la planification et de la mise en œuvre technique des scrutins.

De son côté, le gouvernement entend poursuivre la mobilisation des ressources nécessaires afin de garantir un environnement favorable à l’organisation des élections, notamment sur les plans sécuritaire et logistique.

Appel à l’implication des acteurs concernés

Les autorités ont également insisté sur la responsabilité de l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels dans la réussite du processus. L’objectif affiché reste l’organisation d’élections libres, fiables et conformes aux attentes de la population en matière de gouvernance démocratique.

Dans ce cadre, le CEP Conseil Électoral Provisoire et la Primature entendent maintenir leur coordination afin de garantir la progression du calendrier électoral.

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Centre infos | 09 Avril 2026 | 2

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Haïti : 738 décès en trois mois, l’ORDEDH tire la sonnette d’alarme face à l’escalade de l’insécurité

Port-au-Prince sous tension dans un contexte national critique

Présenté à Port-au-Prince, le document met en lumière une dégradation continue du climat sécuritaire, avec une propagation progressive des actes violents dans plusieurs régions du pays.

L’Artibonite, épicentre d’attaques particulièrement meurtrières

Parmi les zones les plus touchées, le département de l’Artibonite apparaît comme l’un des foyers majeurs de la violence. Le rapport évoque notamment des attaques survenues dans la nuit du 28 au 29 mars 2026, ayant visé plusieurs localités, dont Jean Denis, Fonds-Benoît et Mirebalais.

Ces événements auraient causé la mort de 93 personnes, incluant des femmes et des enfants. L’ORDEDH signale également d’importants déplacements de population, ainsi que des habitations incendiées, laissant derrière elles des communautés profondément déstabilisées.

Une tendance mensuelle toujours alarmante

Sur le plan statistique, l’organisation dresse un bilan détaillé des homicides enregistrés au cours du trimestre :

Janvier 2026 : 299 morts

Février 2026 : 175 morts

Mars 2026 : 264 morts

Si les chiffres varient d’un mois à l’autre, le niveau global demeure extrêmement élevé, avec une reprise notable de la violence en mars, souligne le rapport.

Répartition géographique : l’Ouest et l’Artibonite en première ligne

L’analyse territoriale révèle une forte concentration des violences dans deux zones principales :

Ouest : 65,58 % des victimes

Artibonite : 19,51 %

Les autres régions, notamment le Centre, le Nord et le Sud, restent pour l’instant moins touchées, mais l’ORDEDH avertit d’une possible extension progressive de l’insécurité vers ces zones.

Des défaillances institutionnelles pointées du doigt

Au-delà du bilan humain, le rapport critique également le fonctionnement des dispositifs sécuritaires. Environ 7,85 % des décès seraient liés à des interventions policières jugées mal encadrées ou insuffisamment contrôlées.

L’organisation dénonce par ailleurs l’absence d’une stratégie globale durable, estimant que les opérations ponctuelles menées jusqu’ici ne permettent pas d’endiguer la crise.

Des pistes de réponse proposées

Face à cette situation, l’ORDEDH recommande plusieurs mesures prioritaires, notamment :

l’installation de bases de sécurité permanentes dans les zones sensibles ;

le renforcement durable de la présence policière ;

une meilleure coordination entre les institutions concernées ;

l’élaboration d’un plan national de stabilisation territoriale.

Une urgence nationale, selon l’ORDEDH

En conclusion, l’organisation de défense des droits humains qualifie la situation d’urgence nationale. Elle appelle les autorités haïtiennes à agir rapidement et de manière coordonnée afin d’éviter une aggravation encore plus profonde de l’instabilité.

Sans réponse structurelle et durable, prévient-elle, la spirale actuelle de violence risque de fragiliser davantage le pays.

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Centre infos | 09 Avril 2026 |

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Haïti : le Ministère de l’Environnement et l’UNESCO renforcent leur coopération face aux défis climatiques

Port-au-Prince, 8 avril 2026.

Des priorités environnementales au centre des échanges

Cette rencontre a permis aux deux parties d’examiner plusieurs pistes de collaboration alignées sur les priorités nationales. Les discussions ont principalement concerné l’adaptation aux changements climatiques, la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles, la protection de la biodiversité ainsi que la promotion de l’éducation environnementale.

L’un des projets phares évoqués concerne la mise en place d’un programme d’adaptation au changement climatique en milieu scolaire, incluant notamment la réhabilitation d’infrastructures éducatives dans plusieurs régions du pays.

Un appui au renforcement des capacités locales

La coopération envisagée met également l’accent sur le renforcement des capacités des institutions et des communautés. L’objectif est d’améliorer la prévention et la gestion des risques de catastrophe dans les départements du Nord, de l’Artibonite, du Sud et de la Grand’Anse, identifiés comme zones prioritaires.

Les deux responsables ont souligné la nécessité de renforcer les compétences locales afin de mieux anticiper et gérer les impacts des aléas climatiques.

L’éducation environnementale comme levier stratégique

Au cœur de cette collaboration figure aussi la dimension éducative. Le partenariat prévoit un soutien accru à la Direction de l’Éducation Relative à l’Environnement (DERE), avec l’intégration de l’éducation environnementale dans les politiques publiques.

L’UNESCO apporte par ailleurs son appui à la 5e édition du concours « Éco-génie », une initiative destinée à sensibiliser les jeunes et à encourager leur engagement en faveur de la protection de l’environnement.

Vers une dynamique d’entrepreneuriat vert et de gestion durable

Les échanges ont aussi abordé la promotion de l’entrepreneuriat vert ainsi que la gestion des déchets. Plusieurs initiatives sont envisagées, dont un accompagnement des organisations locales, des campagnes de sensibilisation à l’échelle nationale et la mise en place de projets éducatifs, tels que les jardins scolaires.

Une vision commune pour l’avenir

Au terme de cette rencontre, le Ministère de l’Environnement et l’UNESCO ont réaffirmé leur engagement à travailler conjointement pour promouvoir un développement durable inclusif en Haïti.

Les deux institutions estiment que l’éducation, la science, la culture et l’accès à l’information constituent des leviers essentiels pour répondre efficacement aux enjeux environnementaux actuels.

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Centre infos | 08 Avril 2026 |

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Blocage à Delmas : les chauffeurs montent au créneau contre l’augmentation du carburant

Port-au-Prince, 6 avril 2026.

Des points névralgiques rapidement saturés

Dès les premières heures de la journée, plusieurs axes essentiels ont été pris d’assaut par les manifestants. Des zones comme Delmas 33, Delmas 65, Delmas 75 et les abords du carrefour de la TNH ont été fortement impactées. Sur ces tronçons, la circulation s’est progressivement immobilisée, compliquant considérablement les déplacements quotidiens.

Pour marquer leur mécontentement, des conducteurs ont installé des dispositifs de blocage, allant de barricades improvisées à des pneus incendiés. Des véhicules de transport en commun ont également été positionnés en travers de la chaussée, empêchant toute fluidité du trafic.

Dans certains cas, des passagers ont été contraints de descendre en cours de route, illustrant la tension qui régnait sur le terrain.

Une mobilisation liée au coût du carburant

À l’origine de cette démonstration de force, une contestation vive contre l’ajustement des prix à la pompe. Les chauffeurs dénoncent une mesure qu’ils jugent insoutenable pour leur activité, estimant que leurs revenus ne leur permettent plus d’absorber de telles hausses.

Ils réclament une intervention rapide de l’État, soit par une révision des tarifs, soit par la mise en place de mécanismes d’accompagnement. Plusieurs voix s’élèvent également pour pointer un décalage entre les fluctuations du marché international et la réalité locale.

Les autorités justifient la mesure

Du côté des autorités, la décision est présentée comme une nécessité dictée par l’évolution des prix à l’échelle mondiale. Le gouvernement affirme avoir, en amont, entrepris des efforts de rationalisation des dépenses publiques avant de procéder à cet ajustement.

Une situation qui affecte toute la capitale

Au-delà des zones directement concernées, l’ensemble de Port-au-Prince subit les répercussions de ce mouvement. Les activités quotidiennes sont ralenties et de nombreux citoyens se retrouvent en difficulté pour se déplacer.

Alors que le climat reste tendu, l’évolution de la situation demeure incertaine dans les prochains jours.

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Centre infos | 06 Avril 2026 |

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Sud d’Haïti : une cargaison de marijuana abandonnée saisie par la police à Saint-Louis du Sud

Saint-Louis du Sud, 4 avril 2026. Une patrouille de la Police nationale d’Haïti (PNH) a découvert, vendredi, une cargaison suspecte abandonnée le long de la route nationale numéro 2. L’information a été relayée par la Direction de la communication de la PNH.

Une dissimulation rudimentaire mais efficace

À première vue, rien ne distinguait les trois sacs de charbon retrouvés à Kafou Bè Dimèl, non loin de « Kafou Gandhy ». Pourtant, à l’intérieur, les agents ont mis au jour 19 paquets de marijuana soigneusement emballés.

L’absence totale de présence humaine sur les lieux intrigue. Tout porte à croire que la marchandise a été déposée puis abandonnée, possiblement pour être récupérée ultérieurement, une méthode fréquemment utilisée dans les circuits clandestins afin de limiter les risques d’interpellation.

Une procédure enclenchée sous supervision judiciaire

Suite à un signalement du Commissaire du gouvernement près le tribunal des Cayes, une équipe policière a été dépêchée rapidement. Le juge de paix, Me Walker Saint Jean, s’est rendu sur place pour effectuer les constats légaux nécessaires.

Après les vérifications d’usage, les paquets ont été transférés au Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants, qui a confirmé qu’il s’agissait bien de cannabis.

Une lutte toujours confrontée à des zones d’ombre

Cette saisie illustre une fois de plus les stratégies discrètes employées par les trafiquants. En abandonnant temporairement les cargaisons, ces derniers compliquent le travail des forces de l’ordre, notamment en matière d’identification et d’arrestation.

Dans ce dossier, aucun suspect n’a été appréhendé, laissant planer des incertitudes sur l’origine et la destination de la drogue.

La population appelée à la vigilance

Face à ces pratiques, la PNH insiste sur le rôle clé de la population. Les autorités encouragent les citoyens à signaler toute activité suspecte, estimant que la lutte contre le trafic de stupéfiants repose aussi sur une collaboration active entre police et communauté.

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Centre infos | 04 Avril 2026 |

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Haïti : installation d’un Conseil consultatif pour encadrer la fixation des prix des produits pétroliers

Port-au-Prince, 29 mars 2026. La cérémonie s’est tenue à la Primature en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, qui a officiellement procédé à la mise en place de cette structure. Selon les autorités, cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à instaurer davantage de transparence et de régulation dans un secteur marqué par les fluctuations du marché international.

Le Conseil consultatif regroupe des représentants de l’État, des syndicats du transport, des compagnies pétrolières et des distributeurs. Il aura notamment pour mission de superviser l’application des mécanismes de fixation des prix, d’évaluer la qualité des produits disponibles sur le marché et de formuler des recommandations destinées à améliorer la gouvernance du secteur. Des rapports périodiques devront être soumis aux autorités compétentes.

D’après les précisions fournies, la nouvelle structure tarifaire prendra en compte plusieurs paramètres, dont les coûts d’importation, les charges fiscales et douanières, les frais logistiques ainsi que les marges des opérateurs. L’objectif affiché est de rendre le système plus lisible et plus prévisible pour les consommateurs et les acteurs économiques.

Intervenant lors de la cérémonie, le ministre des Affaires sociales, Marc-Élie Nelson, a souligné la nécessité d’accompagner ces réformes par des mesures de protection en faveur des populations les plus vulnérables, dans un contexte de crise humanitaire persistante.

Les responsables gouvernementaux ont également relayé les priorités de l’exécutif, portées par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Celles-ci incluent le rétablissement de l’autorité de l’État, le renforcement des forces de sécurité, notamment la Police nationale d’Haïti et les Forces armées d’Haïti, ainsi que l’organisation d’élections jugées libres, inclusives et crédibles.

Avec la mise en place de ce Conseil consultatif, le gouvernement entend poser les bases d’une réforme durable du secteur pétrolier, longtemps critiqué pour son manque de transparence et sa gestion controversée.

Centre Infos

Centre infos | 29 Mars 2026 |

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Artibonite : une attaque meurtrière attribuée au gang de Savien plonge Jean-Denis dans la panique

Port-au-Prince, 29 mars 2026. D’après les informations recueillies auprès de riverains par la rédaction de Centre Infos, des hommes lourdement armés ont fait irruption dans la localité, ouvrant le feu et incendiant plusieurs habitations. Pris de panique, des habitants ont fui sans pouvoir emporter leurs biens, tandis que d’autres se sont réfugiés dans la précipitation pour échapper aux tirs.

Le bilan humain reste difficile à établir avec précision, mais plusieurs sources locales évoquent plus d’une vingtaine de victimes. L’ampleur des dégâts matériels, notamment les maisons réduites en cendres, témoigne de la violence de l’assaut.

Ce nouvel épisode tragique met une fois de plus en lumière la dégradation de la situation sécuritaire dans le département de l’Artibonite, où le gang de Savien est régulièrement pointé du doigt. Accusé de nombreuses exactions, ce groupe armé continuerait d’imposer sa loi à travers des actes de violence, des enlèvements, des viols et des incendies.

Malgré les multiples annonces des autorités concernant le rétablissement de l’ordre, la réalité sur le terrain reste préoccupante. Les populations, livrées à elles-mêmes, dénoncent l’absence de mesures concrètes face à la montée en puissance des groupes armés.

Dans un contexte marqué par la perspective d’échéances électorales en 2026, la question de la sécurité demeure un enjeu central, mais les attentes de la population contrastent fortement avec l’inaction perçue des autorités.

Une fois de plus, ce sont les civils qui paient le prix fort d’un climat d’insécurité qui s’enracine dans plusieurs régions du pays.

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Centre infos | 29 Mars 2026 |

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Haïti / Sécurité : offensive aérienne à Canaan, la PNH cible le bastion de Jeff Gwo Lwa

Port-au-Prince, 29 mars 2026. Au cœur de cette intervention : la traque de Jeff Larose, plus connu sous le nom de Jeff Gwo Lwa, figure influente du banditisme armé dans la région.

Des moyens technologiques inédits mobilisés

Contrairement aux opérations classiques, cette intervention se distingue par l’usage intensif de drones de surveillance. Déployés au-dessus de plusieurs points sensibles, ces appareils permettent aux forces engagées de cartographier les déplacements suspects et de repérer d’éventuelles caches d’armes.

Grâce à cette lecture aérienne du terrain, les unités de la PNH peuvent ajuster leurs manœuvres et réduire leur exposition aux attaques surprises, fréquentes dans ce type d’environnement.

Une zone stratégique sous pression

Canaan représente un axe névralgique reliant la capitale à plusieurs régions du pays via la Route Nationale #1. Le contrôle de ce territoire confère un avantage logistique majeur, notamment pour les réseaux criminels impliqués dans le transport et la circulation de biens.

En lançant cette opération ciblée, les autorités entendent reprendre l’initiative face aux groupes armés et affaiblir l’influence de Jeff Gwo Lwa, dont l’emprise sur la zone est régulièrement dénoncée.

Si aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, cette démonstration de force marque un tournant dans les méthodes d’intervention, avec une intégration accrue de technologies dans la lutte contre l’insécurité.

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Centre infos | 29 Mars 2026 |

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Haïti : pas de pénurie de carburant selon le gouvernement, mais la tension persiste dans les stations-service

Port-au-Prince, 28 mars 2026. Le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a affirmé, dans une note officielle publiée ce samedi, qu’aucune pénurie de carburant n’est enregistrée actuellement en Haïti, malgré les inquiétudes croissantes au sein de la population.

Selon les autorités, les produits pétroliers sont disponibles dans les stations-service à travers le pays et leur distribution est assurée exclusivement via des circuits autorisés.

Le gouvernement met en garde contre la vente illégale

Dans son communiqué, le MCI rappelle que toute commercialisation de carburant en dehors des stations-service agréées est strictement interdite. Cela concerne notamment la vente dans des bidons ou tout autre contenant non conforme.
Le ministère qualifie ces pratiques d’« infractions graves », soulignant qu’elles peuvent perturber l’ordre public, compromettre la sécurité des citoyens et favoriser la spéculation.
Les contrevenants s’exposent à des sanctions immédiates, incluant :

la saisie des produits pétroliers,

la fermeture des points de vente,

des poursuites judiciaires conformément à la législation en vigueur.

Les services d’inspection et les forces de l’ordre ont été mobilisés pour assurer l’application stricte de ces mesures, précise le MCI.

Des files d’attente persistantes dans plusieurs zones

Malgré ces assurances officielles, la situation observée sur le terrain présente un contraste notable. Ce samedi, de longues files de véhicules ont été signalées dans plusieurs stations-service de la capitale.

À Delmas, notamment dans les zones de Delmas 41, 42 et 43, des conducteurs affirment attendre pendant des heures pour s’approvisionner en carburant.

Certains témoignages font également état de ruptures ponctuelles de gazoline dans certaines stations, tandis que d’autres limitent la distribution afin de gérer leurs stocks disponibles.

Une tension liée aux incertitudes sur les prix

Cette situation intervient dans un contexte d’incertitude persistante autour d’une éventuelle augmentation des prix à la pompe dans les prochains jours.

Plusieurs usagers évoquent des difficultés d’approvisionnement depuis la veille, traduisant une pression accrue sur le marché des produits pétroliers, qui affecte à la fois les particuliers et les transporteurs publics.

Des discussions en cours avec les acteurs du transport

Par ailleurs, des discussions seraient en cours entre les autorités et des syndicats de transport. Ces échanges portent notamment sur un possible ajustement des prix du carburant ainsi que sur d’éventuelles mesures d’accompagnement.

Dans cette perspective, le gouvernement prévoit la mise en place d’un conseil consultatif chargé du suivi du marché pétrolier. Cette structure devrait réunir neuf membres, répartis entre représentants de l’État, syndicats de transport et compagnies pétrolières.

Une situation encore incertaine

En attendant d’éventuelles décisions officielles, l’incertitude persiste. Sur le terrain, les files de véhicules continuent de s’allonger, illustrant le décalage entre les déclarations des autorités et la réalité vécue par les usagers.

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Centre infos | 28 Mars 2026 |

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Police de l’Ouest I : Yvon Cantave prend le relais d’Ader Jacques, réactions mitigées

Port-au-Prince, 18 mars 2026. Les raisons officielles de ce changement n’ont pas été précisées, mais plusieurs sources évoquent une réorganisation interne au sein de la Police nationale d’Haïti (PNH). Le sort de l’ancien commandant, Ader Jacques, reste pour l’instant inconnu.

Yvon Cantave, reconnu pour son expérience et son parcours au sein de la PNH, hérite d’une mission délicate : faire face à l’intensification des activités des gangs dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. La pression sur ses épaules est considérable, et les habitants observent de près ses premières décisions.

La nomination a déjà suscité des réactions sur le terrain. Dans des quartiers comme rue Capois et Bois-Verna, des habitants ont érigé des barricades et provoqué des perturbations de la circulation, exprimant leur inquiétude quant à la continuité des initiatives mises en place par Ader Jacques pour contrer le grand banditisme.

Pour certains résidents, le départ de Jacques pourrait ralentir les efforts de sécurisation, alors que les gangs restent actifs malgré des interventions ponctuelles des forces de l’ordre.

Sans communication officielle de la PNH sur les motivations de ce remaniement, les spéculations vont bon train. Tous les regards sont désormais tournés vers Cantave, jugé sur sa capacité à instaurer un ordre durable dans une capitale où l’insécurité reste une préoccupation majeure.

Cette transition au sommet de la DDO-1 relance également le débat sur l’efficacité des stratégies adoptées pour protéger les habitants de Port-au-Prince et stabiliser la sécurité dans la capitale.

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Centre infos | 18 Mars 2026 |

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Port-au-Prince : opération policière musclée, plusieurs bandits neutralisés et un fusil M16 récupéré

Port-au-Prince, 18 mars 2026. Selon un communiqué de la Direction de la communication de la police (DICOP), les secteurs de Fort Saint-Clair, de la rue Chavannes, de Chancerelles, du boulevard Jean-Jacques Dessalines, de la rue des Casernes, de la rue Oswald Durand, ainsi que les alentours du stade Sylvio Cator et du Portail Léogâne, ont été les principaux points d’intervention.

Les forces de l’ordre ont procédé au dégagement des barricades érigées par les groupes armés, permettant la reprise de l’accès aux voies publiques. L’opération a mobilisé des moyens logistiques considérables, dont sept véhicules blindés et un engin de terrassement pour enlever gravats et obstacles.

Pour la PNH, l’objectif est double : restaurer la sécurité et créer les conditions nécessaires à la reprise des activités commerciales et sociales dans ces quartiers. Les autorités assurent que ces actions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer l’autorité de l’État dans la capitale.

Les forces de sécurité ont réaffirmé leur détermination à poursuivre ces opérations jusqu’à un retour complet de la sécurité à Port-au-Prince, où l’insécurité reste une préoccupation majeure pour les habitants et les commerçants.

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Centre infos | 18 Mars 2026 |

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Haïti : le gouvernement combine fermeté et réinsertion pour contrer les groupes armés

Port-au-Prince, 18 mars 2026. L’assemblée a rassemblé la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) ainsi que plusieurs partenaires internationaux, dans un contexte marqué par l’intensification des interventions des forces de sécurité dans les quartiers sous contrôle des groupes armés.

Les autorités ont expliqué que la stratégie repose sur deux axes complémentaires : d’une part, la répression des activités criminelles et, d’autre part, l’offre d’alternatives aux jeunes et aux populations vulnérables exposées au recrutement par ces réseaux. Le Premier ministre a insisté sur la menace que représente ce recrutement pour la sécurité publique et pour l’avenir du pays.

Des programmes de réinsertion, incluant formation professionnelle et accompagnement socio-économique, seront mis en place, avec une attention particulière portée aux mineurs, aux adolescentes et aux femmes vulnérables. Ces dispositifs seront encadrés et soumis à un suivi rigoureux pour garantir leur efficacité.

Alix Didier Fils-Aimé a tenu à préciser que cette approche ne signifie aucunement un relâchement face à la criminalité. Les autorités judiciaires resteront pleinement mobilisées pour poursuivre et sanctionner les auteurs d’actes criminels. Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pélissier, a été chargé de renforcer l’action judiciaire, notamment via le déploiement de pôles judiciaires sur le territoire national.

Par ailleurs, le gouvernement prévoit de mettre en place un mécanisme de coordination stratégique avec ses partenaires internationaux afin d’assurer un suivi précis des actions engagées. La présidente de la CNDDR, Guerda Prévilon, sera en charge de superviser ce dispositif, qui comprend la création de structures d’accueil sécurisées et de programmes de réinsertion.

Des organisations telles que l’Organisation internationale pour les migrations, l’UNICEF, l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le développement ont participé aux discussions, réaffirmant leur soutien aux initiatives du gouvernement dans le respect des priorités nationales.

À travers cette démarche, l’exécutif souhaite rétablir l’ordre public, renforcer l’autorité de l’État et instaurer une approche durable de la sécurité, alliant fermeté judiciaire et mesures de réintégration sociale.

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Centre infos | 18 Mars 2026 |

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Plus de 200 partis politiques enregistrés avant la fin du processus d’inscription

Pétion-Ville, 12 mars 2026. Les statistiques communiquées par l’institution électorale indiquent que 205 partis politiques étaient officiellement inscrits au mercredi 11 mars à 18 heures. Depuis l’ouverture du processus, le 2 mars dernier, de nombreux représentants de formations politiques continuent de se rendre au bureau central du CEP, situé à Pétion-Ville, pour compléter leurs dossiers.

Cette démarche administrative constitue un passage obligatoire pour toute organisation politique souhaitant participer aux prochaines élections. À quelques heures de la date limite, l’affluence reste importante au siège de l’organisme électoral, où plusieurs responsables politiques s’efforcent de régulariser leur situation.

Le Conseil électoral provisoire rappelle que la période d’inscription prendra officiellement fin le jeudi 12 mars 2026 à 16 heures. Les organisations qui n’ont pas encore entamé les procédures sont invitées à soumettre leurs dossiers dans le respect strict du calendrier établi.
La liste officielle des partis, groupements et regroupements politiques validés par l’institution électorale devrait être rendue publique le 26 mars 2026.

Le CEP insiste sur le respect du calendrier électoral

Intervenant devant la presse le mardi 10 mars, le président du Conseil électoral provisoire, Jacques Desrosiers, a réaffirmé la détermination de l’institution à respecter les différentes échéances prévues dans le calendrier électoral. Il a notamment exclu toute possibilité de prolongation de la période d’enregistrement.

En parallèle, l’organe électoral poursuit les préparatifs liés à l’organisation du scrutin. Des équipes sont actuellement déployées dans plusieurs régions afin d’appuyer la formation des membres des Bureaux électoraux départementaux (BED) et des Bureaux électoraux communaux (BEC), de compléter le recrutement du personnel temporaire et d’actualiser la liste des centres de vote.

Le président du CEP a par ailleurs reconnu que les défis sécuritaires demeurent une préoccupation pour l’organisation logistique des élections, tout en exprimant l’espoir que les prochaines étapes du processus puissent se dérouler dans des conditions acceptables.

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Centre infos | 12 Mars 2026 | 7

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Augustin Saint-Clou accède au rang d’Ati national et appelle à l’unité du Vodou haïtien

Port-au-Prince, le 9 mars 2026. Dignitaire reconnu du Royaume Vodou d’Ayiti, Augustin Saint-Clou a été porté à la tête de la communauté vodouisante. La décision a reçu l’appui de diverses organisations influentes, dont la Confédération nationale des vodouisants haïtiens (KNVA). Des structures telles que Zantray et l’AMADHA ont également exprimé leur soutien à cette nomination.

Plusieurs figures du secteur estiment que ce choix s’inscrit dans la continuité d’un processus de reconnaissance déjà amorcé au sein du milieu vodouisant. Des personnalités de premier plan, notamment la mambo Euvonie Georges Auguste et l’Ati Max Beauvoir, avaient auparavant mis en avant le rôle que pourrait jouer Augustin Saint-Clou dans la promotion et l’organisation de cette tradition spirituelle.

Désormais investi de cette mission, le nouveau chef spirituel affirme vouloir œuvrer en faveur du rassemblement des différentes composantes de la communauté. Il plaide pour un esprit de dialogue et de solidarité entre les acteurs du Vodou, estimant que cette reconnaissance doit marquer le début d’une nouvelle phase pour la tradition. « Ce titre dépasse la simple dimension honorifique ; il incarne l’espoir d’un temps de sagesse et d’équilibre pour notre communauté », a-t-il déclaré.

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Centre infos | 09 Mars 2026 |

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Affaire CAS : l’ex-directrice Edwine Tonton et l’ancien comptable Pierre Richard Valès renvoyés devant le tribunal criminel

Port-au-Prince, le 9 mars 2026. Dans son ordonnance, le magistrat instructeur estime que l’enquête a permis de réunir des éléments jugés suffisants pour que Mme Tonton soit appelée à répondre de ses actes devant la juridiction criminelle. L’ancienne responsable de la CAS est poursuivie pour prises illégales d’intérêts et enrichissement illicite, en application de la loi du 12 mars 2014 relative à la lutte contre la corruption.

Les conclusions de l’instruction indiquent que Mme Tonton aurait entretenu des liens d’intérêts avec deux entreprises commerciales, PROMASA et DELMAX DISTRIBUTION. Ces sociétés auraient obtenu des marchés publics portant sur la fourniture d’équipements électroniques et de fournitures de bureau à l’État haïtien, notamment dans le cadre de contrats conclus avec le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT) et le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI).

Le juge Fanfan évoque également un possible abus de confiance impliquant l’organisation OCHAN-HAITI. Selon l’ordonnance, un chèque de subvention émis par la CAS au profit de cette organisation aurait été détourné, ce qui constitue l’un des éléments retenus contre l’ancienne directrice.

Dans le même dossier, d’autres personnes sont également visées par la décision judiciaire. Pierre Richard Valès, Dominique Hector Bernardin, Mission Saint-Jules et Djennie Pierre Archile devront répondre devant la justice d’accusations d’abus de confiance, de complicité d’abus de confiance, de faux et usage de faux, ainsi que d’association de malfaiteurs, dans une affaire considérée comme ayant porté préjudice à l’État haïtien.

Bien que la Cour d’appel ait accordé, le 21 août 2024, une libération provisoire pour raisons humanitaires à Edwine Tonton et Pierre Richard Valès, cette mesure ne met pas fin aux poursuites engagées contre eux. Cette décision de remise en liberté avait d’ailleurs suscité de nombreuses réactions au moment de son annonce.

Par ailleurs, certaines personnalités initialement citées dans l’enquête ont été écartées de la procédure. L’ancien ministre des Affaires sociales, Pierre Ricot Odney, figure parmi les personnes renvoyées hors des liens de l’inculpation.

Le juge d’instruction précise enfin que toutes les parties concernées ont eu l’occasion de présenter leurs observations sommaires après la communication du rapport d’instruction, conformément aux règles de la procédure judiciaire.

Ronald André

Centre infos | 09 Mars 2026 |

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Transport aérien : les vols américains vers Haïti suspendus jusqu’en septembre 2026

Port-au-Prince, 5 mars 2026. Cette prolongation s’inscrit dans la continuité d’une mesure instaurée en novembre 2024, dans un contexte de dégradation sécuritaire persistante. Depuis lors, l’aéroport principal du pays ne reçoit plus de vols commerciaux internationaux en provenance des États-Unis, renforçant l’isolement aérien de la capitale haïtienne.

Un climat sécuritaire toujours préoccupant

Malgré les annonces répétées des autorités concernant la reprise du contrôle de certains territoires, la situation sécuritaire demeure fragile. Dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et dans plusieurs villes du pays, des groupes armés continuent d’exercer leur influence sur des axes routiers stratégiques.

Les affrontements sporadiques, les barricades érigées sur les routes et les menaces constantes entravent la circulation des biens et des personnes.

Cette instabilité affecte également les activités économiques et complique les opérations logistiques essentielles.

Pour de nombreux habitants, le quotidien reste marqué par les risques d’enlèvements et les violences armées, nourrissant un sentiment d’incertitude généralisée.

Des interrogations sur la réponse de l’État

Sur le plan politique, la gestion de la crise sécuritaire suscite toujours des débats. Le ministre de la Justice, Patrick Pélissier, continue d’occuper ses fonctions alors que des critiques persistent quant à l’efficacité du système judiciaire face à la montée des groupes armés.

Dans le même temps, Mario Andrésol a récemment été nommé à la tête du ministère de la Défense, après avoir exercé comme secrétaire d’État à la Sécurité publique. Cette nomination intervient alors que plusieurs promesses liées à la reprise de contrôle de certaines routes nationales n’ont pas encore été concrétisées sur le terrain.

Certains observateurs estiment que ces choix témoignent d’une continuité dans la stratégie sécuritaire du gouvernement, sans changement majeur d’approche.

Un isolement aérien qui se prolonge

La décision de la FAA constitue également un message fort de la communauté internationale quant à l’évaluation de la situation sécuritaire en Haïti. Tant que les conditions jugées nécessaires à la sécurité des opérations aériennes ne seront pas réunies, la reprise des vols commerciaux restera compromise.

En attendant, Haïti demeure privé de l’un de ses principaux axes de connexion avec l’étranger, une situation qui accentue les difficultés économiques et logistiques déjà ressenties par la population.

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Centre infos | 05 Mars 2026 |

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Delmas : intervention policière meurtrière après une tentative d’enlèvement

Delmas 23 février 2026. Les faits se sont déroulés entre Delmas 31 et Delmas 33. D’après des informations recueillies sur place, deux hommes soupçonnés d’être impliqués dans la tentative d’enlèvement ont été mortellement atteints lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre.

Les individus arboraient des maillots et des gilets identifiés à l’institution policière, ce qui laisse supposer une volonté de se faire passer pour des agents en service.
Les suspects circulaient à bord d’un véhicule immatriculé SE 00871, présenté comme appartenant au service de l’État.

Les détonations entendues dans le secteur ont provoqué un mouvement de panique, notamment aux abords de l’Institution Saint-Louis de Gonzague, où élèves et employés ont été contraints de quitter les lieux ou de chercher refuge.

En dépit de l’ampleur de l’incident, aucun rapport officiel détaillé n’avait encore été publié au moment de la rédaction. Cet épisode intervient dans un contexte marqué par une multiplication des enlèvements dans la capitale, accentuant le climat d’insécurité qui prévaut dans plusieurs quartiers de la zone métropolitaine.

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Centre infos | 23 Février 2026 |

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Pacte national et élections : l’exécutif réunit un Conseil des ministres avant la cérémonie officielle

Port-au-Prince, 23 février 2026. Cette réunion gouvernementale s’est déroulée dans un contexte marqué par la finalisation d’un accord politique destiné à encadrer la transition. D’après une note émanant de la Primature, les échanges ont porté sur des dossiers considérés comme prioritaires, en lien avec le renforcement des institutions et l’avancement du processus électoral.

La veille, soit le 22 février, un document comprenant 30 articles a été paraphé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et plusieurs organisations politiques. L’accord fixe un ensemble d’engagements visant à stabiliser la gouvernance et à établir les bases d’élections jugées crédibles et inclusives.

Cependant, l’adhésion au texte ne fait pas encore l’unanimité au sein de la majorité gouvernementale. Certaines entités politiques participant à l’exécutif n’ont pas apposé leur signature. Selon des sources concordantes, ces formations subordonnent leur participation à une révision de leur positionnement au sein de l’appareil gouvernemental.

C’est notamment le cas de Pitit Dessalines, dirigé par Moïse Jean-Charles. D’après des informations issues des discussions en cours, cette formation souhaiterait obtenir la direction de l’Administration générale des douanes ainsi que celle du ministère de l’Intérieur, en plus du portefeuille de l’Agriculture qu’elle occupe déjà.

La cérémonie prévue à la Villa d’Accueil devrait permettre aux autorités de détailler le contenu du Pacte et de clarifier le calendrier ainsi que les mécanismes envisagés pour sa mise en application.

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Centre infos | 23 Février 2026 |

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Le CSPJ rappelle à l’ordre la magistrature sur fond de crispations politiques

Port-au-Prince, 11 février 2026. Le document s’appuie sur les dispositions constitutionnelles, la loi portant création du CSPJ, le Statut de la magistrature ainsi que le Code de déontologie pour rappeler un principe fondamental : l’indépendance du pouvoir judiciaire exclut toute implication, directe ou indirecte, dans l’arène politique.

Pour le Conseil, la légitimité de l’institution judiciaire dépend autant de son impartialité effective que de l’image qu’elle renvoie à la société. Dans un contexte de fragilité institutionnelle, la moindre ambiguïté peut, selon lui, éroder la confiance du public envers les tribunaux.

Une obligation de réserve renforcée

La résolution vise l’ensemble des magistrats, quel que soit leur rang ou leur juridiction. Elle leur enjoint de s’abstenir de toute participation à des activités politiques et de veiller à ce que leurs prises de parole, publiques ou privées, ne prêtent à aucune interprétation partisane.

Le CSPJ va plus loin en soulignant que l’exigence de neutralité ne se limite pas à l’absence d’adhésion formelle à un parti. Tout comportement susceptible de faire naître un doute sur l’impartialité d’un juge est considéré comme incompatible avec la fonction.

La menace de sanctions disciplinaires

Le Conseil avertit que tout manquement à ces prescriptions pourrait entraîner l’ouverture de procédures disciplinaires, conformément aux mécanismes prévus par les textes en vigueur.

La résolution est signée par le président du CSPJ, le magistrat Jean-Joseph Lebrun, ainsi que par les conseillers Barthélemy Altenor, Carves Jean, Noé Pierre-Louis Massillon, Wando Saint-Villier, Lionel Constant Bourgoin, Erode Bazile et Me Jude Thimogène.

Cette sortie institutionnelle intervient alors que plusieurs acteurs de la scène politique évoquent la désignation d’une autorité provisoire pour piloter la transition post-7 février. Des noms circulent, dont ceux des juges Jean-Joseph Lebrun et Jocelyne Casimir. À ce stade, aucun des magistrats concernés n’a publiquement réagi.

En réaffirmant les balises éthiques de la fonction judiciaire, le CSPJ entend préserver l’équilibre des pouvoirs et rappeler que la justice doit demeurer à distance des rivalités politiques, condition essentielle au maintien de l’État de droit.

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Centre infos | 11 Février 2026 |

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Haïti face à la menace des gangs : les États-Unis alertent le Sénat américain

Port-au-Prince, 10 février 2026. Selon le diplomate, ces groupes criminels rassemblent plus de 12 000 membres, dont près de 3 000 seraient particulièrement bien équipés et expérimentés. Cette fraction constitue le cœur le plus dangereux des organisations, capable de perturber durablement l’État haïtien et d’en miner la stabilité.

Wooster a également dénoncé l’instabilité politique chronique. Il a pointé un climat de divisions au sein de la classe dirigeante, aggravé par l’absence d’élections nationales depuis plus de dix ans, ce qui, selon lui, fragilise le fonctionnement démocratique du pays.

Le chargé d’affaires a insisté sur le lien entre ces deux crises : une gouvernance morcelée et des gangs puissants affaiblissent les institutions et compliquent toute tentative de rétablir l’ordre.

Dans ce contexte, les États-Unis ont approuvé plusieurs initiatives proposées par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour renforcer la sécurité. L’aide américaine inclut notamment la fourniture de matériel et des programmes de formation destinés aux forces haïtiennes.

De plus, une société privée de sécurité américaine a été autorisée à opérer sur le sol haïtien, avec la possibilité d’utiliser la force létale dans les opérations contre les gangs. Cette décision, controversée, est présentée comme un soutien supplémentaire pour sécuriser des zones stratégiques et renforcer l’autorité de l’État.

Alors que la population attend des résultats tangibles, les autorités espèrent que ces mesures permettront de restaurer la sécurité, protéger les civils et ouvrir la voie à un retour progressif à l’ordre constitutionnel et à la stabilité démocratique.

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Centre infos | 10 Février 2026 |

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Indice de la corruption : Haïti toujours englué dans la stagnation

Port-au-Prince, 10 février 2026. Cette publication intervient dans un contexte politique sensible, marqué par la gouvernance du Conseil présidentiel de transition (CPT). Une période que plusieurs analystes et organisations de la société civile associent à des dérives clientélistes et à une faible redevabilité des acteurs publics.

Malgré les discours officiels prônant la transparence et la bonne gouvernance, les indicateurs internationaux dressent un constat sévère. Les efforts annoncés par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), notamment en matière d’investigations et de poursuites judiciaires, peinent à se traduire par des avancées mesurables. L’impunité chronique et la vulnérabilité des mécanismes de contrôle continuent de fragiliser l’action publique.

L’affaire impliquant la Banque nationale de crédit (BNC) illustre les limites du système actuel. L’inculpation de trois conseillers du CPT pour faits de corruption a profondément marqué l’opinion et renforcé les doutes quant à la capacité réelle de l’État à rompre avec des pratiques ancrées depuis des années.

Dans son analyse, Transparency International insiste sur la nécessité de réformes profondes, combinant volonté politique, renforcement institutionnel et sanctions effectives. Pour l’organisation, le score attribué à Haïti démontre que les engagements verbaux ne suffisent plus : seule l’application rigoureuse de la loi permettra de restaurer la confiance.

L’édition 2026 de l’IPC agit ainsi comme un avertissement clair. Sans actions concrètes et cohérentes au plus haut niveau de l’État, Haïti risque de voir perdurer un cycle de gouvernance défaillante, au détriment de la stabilité et du développement du pays.

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Centre infos | 10 Février 2026 |

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La PNH intensifie la lutte contre les gangs avec l’opération « San kanpe »

Tabarre, 10 février 2026. Cette stratégie sécuritaire a été officiellement présentée à l’occasion d’une réunion de commandement organisée le lundi 9 février 2026. Les échanges ont été conduits par le directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison, en présence des responsables des directions départementales de l’Ouest 1 et 2, des chefs d’unités spécialisées ainsi que de plusieurs commissaires et inspecteurs.

D’après la Direction de la communication de la PNH (DICOP), cette rencontre a permis de faire le point sur les opérations déjà engagées et d’examiner les progrès enregistrés sur le terrain. Des actions policières ont notamment été menées dans des zones considérées comme sensibles, notamment à Croix-des-Bouquets, Tabarre, à l’Arcahaie et dans certains quartiers du centre de Port-au-Prince.

Au cours de la réunion, le commandant Paraison a mis en avant la mobilisation des forces de l’ordre et rappelé l’importance de maintenir une pression constante sur les groupes armés. Il a souligné que l’opération « San kanpe » s’inscrit dans une logique de démantèlement durable des gangs, de rétablissement de la libre circulation sur les routes nationales et de renforcement de l’autorité de l’État.

La note officielle précise que des consignes strictes ont été adressées aux responsables opérationnels afin de garantir l’application effective des décisions prises et d’améliorer l’efficacité des interventions.

Par ailleurs, le commandant en chef de la Force de répression des gangs (FRG), l’inspecteur général Godfrey Otunge, a réaffirmé l’engagement de ses unités à soutenir la PNH dans cette lutte contre les groupes armés, qualifiés de terroristes par les autorités haïtiennes.

Cette nouvelle offensive intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant, marqué par la persistance des violences, alors que les forces de l’ordre multiplient les efforts pour sécuriser les territoires stratégiques et les principaux corridors de circulation du pays.

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Centre infos | 10 Février 2026 |

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Haïti : les États-Unis saluent le transfert du pouvoir et réaffirment leur engagement pour la stabilité

Port-au-Prince, 9 février 2026. Dans une déclaration officielle, les autorités américaines ont indiqué être disposées à travailler avec le chef du gouvernement et le Conseil des ministres autour d’une priorité commune : la stabilisation du pays. Washington souligne l’importance du rôle qui incombe aux nouvelles autorités à un moment jugé décisif pour l’avenir d’Haïti.

Les États-Unis ont également insisté sur la nécessité d’efforts menés avant tout par les Haïtiens eux-mêmes afin de rétablir la stabilité, renforcer la sécurité et répondre aux aspirations de la population. Cette approche met l’accent sur la responsabilité nationale dans la conduite du processus de transition.

Rappelant les propos du secrétaire d’État Marco Rubio, la déclaration souligne que des progrès durables en Haïti reposent sur une gouvernance responsable, une amélioration tangible des conditions de sécurité et un partenariat international constant, dans le respect de la souveraineté haïtienne.

Washington réaffirme enfin son engagement à travailler aux côtés des dirigeants haïtiens ainsi que des partenaires régionaux et internationaux afin de contribuer aux efforts visant à sortir le pays de la crise et à créer les conditions propices à un retour à l’ordre constitutionnel.

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Centre infos | 09 Février 2026 |

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Le RNDDH remet en cause la légitimité de quatre avis de recherche de la DCPJ

Port-au-Prince, 7 février 2026. Dans un communiqué diffusé ce samedi 7 février 2026, l’organisation de défense des droits humains met en doute la crédibilité de ces accusations. L’avis visant Arnel Belizaire est qualifié de « mise en scène » par le RNDDH, qui rappelle que l’intéressé, censé être proche de la coalition armée « Viv Ansanm », entretiendrait des liens réguliers avec le directeur de la DCPJ, le commissaire divisionnaire Justin Marc. L’organisation souligne que Belizaire fréquenterait les locaux de la DCPJ depuis septembre 2025, ce qui, selon elle, contredit l’idée qu’il serait en fuite.

Pour Ralph Youri Chevry, maire de Port-au-Prince, Smith Joseph, ancien membre du cabinet du conseiller-président Fritz Alphonse Jean, et Édouard Julcene, ex-directeur général des Douanes, le RNDDH dénonce des mesures qu’il juge arbitraires et dépourvues de fondement légal. L’organisation évoque notamment des perquisitions au domicile de Ralph Youri Chevry effectuées sans notification claire et rappelle que ces trois personnalités n’auraient jamais été officiellement convoquées ni visées par des mandats d’amener, comme le prévoit le Code d’instruction criminelle.

L’ONG s’interroge également sur la pertinence des accusations financières portées contre ces individus. Aucun de leurs noms n’apparaît dans les rapports de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF) ni dans ceux de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC). Selon le RNDDH, cette situation entretient la confusion dans l’opinion publique et fragilise la crédibilité des institutions chargées de faire respecter la loi.

En rappelant les principes de l’État de droit, l’organisation insiste sur le respect de la présomption d’innocence et des garanties procédurales prévues par la Constitution haïtienne et les conventions internationales ratifiées par Haïti. Le RNDDH estime que les conditions légales pour émettre ces avis de recherche ne sont pas remplies et demande leur suspension immédiate, tout en appelant la DCPJ à se conformer strictement aux règles en vigueur.

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Centre infos | 07 Février 2026 |

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Haïti : l’Exécutif reprend la main après la fin du Conseil présidentiel de transition

Port-au-Prince, 7 février 2026. La cérémonie marquant la fin du mandat du CPT a consacré l’entrée en vigueur du schéma institutionnel prévu à l’article 28.1 de l’accord de transition. Ce mécanisme transfère l’exercice du pouvoir exécutif au gouvernement, désormais dirigé sans organe présidentiel collégial.

Dans les heures ayant suivi cet acte officiel, plusieurs anciens membres du CPT, dont Frinel Joseph et Emmanuel Vertilaire, ont confirmé la fin de leur mission à travers des publications diffusées sur le réseau social X, actant ainsi leur retrait du processus transitionnel.

Intervenant lors de la cérémonie, Laurent Saint-Cyr a mis l’accent sur les défis immédiats auxquels le pays est confronté. Il a notamment rappelé que le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire et la tenue d’élections crédibles demeurent les priorités essentielles de cette nouvelle étape politique.

De son côté, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a annoncé une adresse à la nation prévue dans la soirée. Cette intervention devrait permettre de présenter les grandes lignes de la gouvernance qui guidera la transition sous l’autorité du gouvernement.

Peu après la dissolution du CPT, les membres du cabinet ministériel ont été convoqués à un Conseil des ministres, première réunion officielle dans cette nouvelle configuration institutionnelle. Une note émanant de la Primature a confirmé la tenue de cette rencontre, précisant que plusieurs dossiers stratégiques figuraient à l’ordre du jour.

Aucune échéance précise n’a toutefois été fixée pour la durée de cette nouvelle phase de transition. En l’absence d’un accord politique entre les principaux acteurs, situation déjà relevée par la CARICOM lors d’une réunion tenue la veille, la responsabilité de la conduite du processus revient désormais, de fait, au chef du gouvernement en exercice.

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Centre infos | 07 Février 2026 |

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Corruption présumée à l’OFATMA : des prestataires de santé dénoncent un système de rétrocommissions

Port-au-Prince, 5 février 2026. Selon ces prestataires, des paiements illicites leur seraient exigés afin d’accélérer ou de débloquer le remboursement de factures pourtant régulièrement soumises. Les montants réclamés, assimilés à des pots-de-vin, seraient proportionnels aux sommes dues par l’OFATMA, lesquelles atteignent parfois plusieurs dizaines de millions de gourdes. Une situation que les dénonciateurs qualifient d’« institutionnalisée » et de profondément préjudiciable au bon fonctionnement du système d’assurance publique.

Ces pratiques alléguées ont des conséquences directes sur les assurés eux-mêmes, principalement des fonctionnaires de l’État détenteurs d’une police d’assurance gérée par l’OFATMA. Faute de paiement des arriérés accumulés, de nombreux établissements de santé privés refusent désormais de prendre en charge ces patients, y compris dans des situations d’urgence, malgré les engagements antérieurs de l’institution à régulariser les dettes.

Cette rupture de confiance entre l’OFATMA et ses prestataires partenaires fragilise davantage un système de santé déjà sous pression. En pratique, ce sont les assurés agents publics pourtant prélevés régulièrement pour leur couverture qui se retrouvent privés de soins, exposés à des refus de prise en charge ou contraints d’assumer eux-mêmes des frais médicaux élevés.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle claire n’a permis de dissiper ces accusations persistantes. Le silence ou l’inaction face à ces dénonciations alimente les soupçons de mauvaise gouvernance et soulève de sérieuses interrogations sur les mécanismes de contrôle interne, la transparence financière et la responsabilité administrative au sein de l’OFATMA.

Dans un contexte national marqué par la défiance envers les institutions publiques, ces allégations de corruption, si elles étaient avérées, constitueraient une atteinte grave au droit à la santé des fonctionnaires de l’État et un détournement manifeste de la mission première de l’OFATMA. Elles appellent, à tout le moins, à l’ouverture rapide d’une enquête administrative et judiciaire indépendante afin d’établir les responsabilités et de restaurer la crédibilité d’une institution censée protéger les travailleurs, non les exposer.

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Centre infos | 05 Février 2026 | 1

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Haïti / Transition politique : divergence de vues entre Washington et l’OEA

Washington, 5 février 2026. Dans une déclaration rendue publique par l’ambassade américaine à Port-au-Prince, Washington souligne son soutien au chef du gouvernement dans ce qu’elle qualifie d’effort de construction d’une Haïti « forte, prospère et libre », à l’approche de la fin officielle du cadre transitoire actuel.

Cette sortie diplomatique intervient dans un climat politique tendu, marqué par des incertitudes institutionnelles et une absence de consensus clair sur l’architecture de gouvernance à adopter après le CPT. Pour plusieurs analystes, ce message traduit la volonté américaine de privilégier une continuité exécutive, en misant sur le leadership du Premier ministre pour éviter un vide politique à l’issue de la transition.

À contre-courant de cette position affirmée, l’Organisation des États américains (OEA) adopte un discours plus mesuré. Dans une communication publiée récemment sur ses canaux officiels, l’institution régionale a rappelé son attachement au processus de transition et à la tenue d’élections, sans toutefois se prononcer sur un appui explicite à une figure de l’Exécutif.

L’OEA insiste sur la nécessité d’un accompagnement international face à une crise qualifiée de multidimensionnelle, marquée par l’insécurité persistante, la fin imminente du mandat du CPT et l’impératif d’un accord politique national en faveur d’une solution portée par les Haïtiens eux-mêmes.

Cette différence d’approche révèle un décalage stratégique entre deux partenaires clés d’Haïti. Si Washington privilégie une ligne directe en soutenant ouvertement le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour piloter la prochaine étape de la transition, l’OEA demeure attachée à un cadre institutionnel plus consensuel, centré sur le dialogue et les mécanismes électoraux.

Dans ce contexte de recomposition politique, l’échéance du Conseil présidentiel de transition issu d’un compromis désormais fragilisé continue de nourrir les tensions et de redéfinir les rapports d’influence autour de l’avenir institutionnel du pays.

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Centre infos | 05 Février 2026 |

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À l’approche du 7 février, un navire de guerre américain croise au large de la capitale

Port-au-Prince, 3 février 2026. Navire de combat polyvalent, l’USS Southland dispose de capacités opérationnelles avancées lui permettant d’intervenir sur plusieurs théâtres, notamment en matière de défense aérienne, maritime et sous-marine. Aucune indication officielle n’a toutefois été fournie sur les objectifs précis de cette mission au large d’Haïti.

Ce déploiement coïncide avec une période d’incertitude institutionnelle marquée par l’expiration imminente du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). À quelques jours du 7 février, aucune formule consensuelle n’a encore émergé pour assurer la continuité du pouvoir exécutif.

Au sein du CPT, l’attention se concentre sur la restitution des travaux du dialogue politique conduits par les conseillers-présidents Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils, tous deux visés par des sanctions américaines. La synthèse de ces discussions est attendue ce mardi, dans un climat de fortes attentes mais aussi de scepticisme.

En parallèle, certaines voix se font entendre en dehors des cercles officiels. L’ancien sénateur Jean Renel Sénatus avance l’option d’un transfert de responsabilité au président de la Cour de cassation, Jean Joseph Lebrun, qui se serait dit disposé à assumer la charge de chef de l’État par intérim.

Sur le plan international, le soutien demeure en faveur du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, tandis que plusieurs membres du CPT évitent toute prise de position publique. Malgré les initiatives en cours, un constat s’impose : la transition n’a pas permis de restaurer la sécurité ni d’organiser les élections promises, plongeant le pays dans une nouvelle phase d’incertitude politique.

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Centre infos | 03 Février 2026 |

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Incident aérien aux Cayes : un avion contraint à un atterrissage d’urgence à Demion

Les Cayes, 3 février 2026. L’appareil, en provenance de Port-au-Prince et à destination des Cayes, transportait six passagers au moment de l’incident. Tous ont pu être évacués après l’atterrissage forcé. Selon les premières informations recueillies, aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais plusieurs occupants ont été blessés.

Rapidement mobilisés, les services de secours locaux ont pris en charge les victimes et leur ont administré les premiers soins. À l’heure actuelle, aucune précision officielle n’a été fournie concernant la gravité des blessures ou l’évolution de l’état de santé des passagers concernés.

Les causes exactes de cet atterrissage d’urgence restent inconnues. Les autorités aéronautiques compétentes devraient ouvrir une enquête technique afin d’identifier l’origine de l’incident et d’évaluer les conditions de sécurité du vol.

Cet épisode s’inscrit dans un climat marqué par une fragilisation du transport aérien en Haïti. Récemment, la compagnie ZED Airlines avait annoncé l’arrêt temporaire de ses opérations après que deux de ses avions ont essuyé des tirs, le 25 janvier 2026, mettant en lumière les défis persistants auxquels fait face le secteur.

Ronald André

Centre infos | 03 Février 2026 |

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États-Unis : une juge fédérale bloque temporairement la fin du TPS pour les Haïtiens

Washington, 2 février 2026. L’ordonnance de la magistrate empêche, pour l’instant, l’expiration du TPS prévue ce mardi à minuit. Elle permet à des centaines de milliers de Haïtiens vivant aux États-Unis de conserver leur statut légal, leur protection contre l’expulsion et leur autorisation de travail.

Instauré après le séisme catastrophique de 2010 par l’administration Obama, le programme TPS concerne aujourd’hui plus de 300 000 ressortissants haïtiens, dont près de la moitié résident dans le sud de la Floride. Beaucoup redoutaient d’être renvoyés dans un pays encore frappé par l’insécurité, l’instabilité politique et des crises humanitaires récurrentes.

Dans son jugement, la juge Reyes a répondu favorablement à la requête déposée par des bénéficiaires du TPS, l’Haitian Evangelical Clergy Association et le syndicat EIU-32BJ. Ces derniers affirmaient que la décision de mettre fin au programme violait la législation sur l’immigration et était motivée par des considérations discriminatoires.

Le DHS, défendant la décision de la secrétaire Kristi Noem, avait argué que la fin du TPS relevait du pouvoir discrétionnaire de l’exécutif et ne pouvait être contestée devant les tribunaux. Cette argumentation a été rejetée par la juge, qui a confirmé l’injonction et garanti ainsi le maintien des droits des Haïtiens protégés par le TPS.

Malgré la décision, le DHS continue de soutenir que la situation en Haïti permettrait le retour des bénéficiaires du TPS et que prolonger le programme serait contraire aux intérêts des États-Unis. L’administration a déjà indiqué son intention de faire appel.

La communauté haïtienne et plusieurs acteurs économiques de Floride du Sud ont salué la décision, qui écarte temporairement les inquiétudes liées aux impacts sociaux et économiques d’une suppression du TPS.

Centre Infos
Source : Miami Herald

Centre infos | 02 Février 2026 |

À la une

Grève des parquetiers : la justice en panne, le barreau lance un avertissement

Port-au-Prince, 2 février 2026. Face à cette crise, le bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Patrick Pierre Louis, a rencontré ce lundi 2 février à Delmas le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance, Me Patterson Dorval, et le doyen de la juridiction, Me Bernard Saint-Vil.

L’objectif de cette réunion était de mesurer l’impact réel des grèves sur le fonctionnement de la justice et de faire remonter les inquiétudes du barreau.

Lors des échanges, Me Pierre Louis a souligné que l’inactivité du parquet bloque de nombreux dossiers, provoquant des retards significatifs et fragilisant les droits des citoyens. Si la reprise du travail des parquetiers semble proche, le bâtonnier a rappelé que les solutions aux revendications relèvent exclusivement des autorités étatiques, et non du barreau.

Pour mieux faire face à ces crises répétitives, l’Ordre des avocats a mis en place une commission spéciale chargée de maintenir une communication constante avec les acteurs judiciaires.

Cette initiative vise à réduire les dysfonctionnements, protéger les justiciables et garantir un exercice plus efficace de la profession d’avocat.

Le barreau attend désormais la publication d’un communiqué officiel confirmant la fin de la grève, tout en rappelant que la responsabilité d’un règlement rapide repose sur les parquetiers.

Centre Infos

Centre infos | 02 Février 2026 |

À la une

Haïti : le mandat du BINUH reconduit pour une année supplémentaire

Port-au-Prince, 30 janvier 2026. Réuni à New York le 29 janvier 2026, le Conseil a réitéré son attachement aux principes fondamentaux de souveraineté, d’indépendance et d’intégrité territoriale d’Haïti. Dans le même temps, il a exprimé de sérieuses inquiétudes face à l’aggravation continue des crises politique, sécuritaire et humanitaire qui fragilisent le pays.

Les membres de l’organe exécutif de l’ONU constatent l’absence d’avancées politiques notables et dénoncent la persistance de violations graves des droits humains. Ils exhortent les responsables politiques haïtiens, ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux, à privilégier un dialogue ouvert et inclusif afin de parvenir à un compromis politique capable de restaurer la stabilité institutionnelle.

La résolution attire également l’attention sur la montée en puissance des groupes armés et l’impact dramatique de leurs exactions sur les populations civiles. Les chiffres avancés font état d’environ 1,4 million de personnes déplacées à l’intérieur du territoire, illustrant l’ampleur de la crise sécuritaire.

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité appelle à une intensification des efforts contre l’impunité, à un contrôle plus strict du trafic illégal d’armes et à la reconstruction progressive de l’autorité de l’État sur l’ensemble du pays.

S’agissant du processus électoral prévu en 2026, le BINUH est invité à renforcer son appui technique et politique afin de contribuer à l’organisation d’élections crédibles, transparentes et inclusives, condition essentielle au retour à l’ordre constitutionnel.

Enfin, un dispositif de suivi périodique est prévu pour évaluer l’application de la résolution, en coordination avec les autorités et les acteurs haïtiens, dans l’objectif d’accompagner durablement le pays sur la voie de la stabilité.

Ronald André

Centre infos | 30 Janvier 2026 |

À la une

Nouvelles mesures américaines contre des responsables haïtiens pour atteinte à la stabilité nationale

Port-au-Prince, 29 janvier 2026. Parmi les personnes concernées figurent deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), Lesly Volaire et Smith Augustin, ainsi que le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus. Les autorités américaines estiment que leurs agissements auraient contribué, directement ou indirectement, au renforcement de groupes armés opérant sur le territoire haïtien.

Dans un communiqué diffusé par l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, le Département d’État précise que ces mesures reposent sur les dispositions de la loi américaine sur l’immigration et la nationalité. En vertu de l’article 212(a)(3)(C), toute personne jugée susceptible de nuire aux intérêts stratégiques ou à la politique étrangère américaine peut se voir refuser l’entrée sur le sol des États-Unis.

Selon les précisions apportées par le porte-parole adjoint principal du Département d’État, Thomas Pigott, les sanctions entraînent l’annulation immédiate des visas détenus par les responsables visés. La mesure s’étend également à leurs proches directs, notamment leurs conjoints et leurs enfants.

Cette décision s’inscrit dans une série d’actions répressives entreprises récemment par Washington. Moins d’une semaine auparavant, deux autres conseillers-présidents du CPT, Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles, avaient déjà fait l’objet de sanctions similaires.

Avant eux, Fritz Jean figurait également sur la liste des personnalités ciblées.
Les autorités américaines affirment que ces responsables sont impliqués dans des manœuvres politiques internes, notamment des initiatives visant à fragiliser ou à évincer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dans un contexte de fortes dissensions au sein de l’exécutif de transition.

Face à la persistance de la crise haïtienne, Washington réitère sa volonté de tenir pour responsables tous les acteurs accusés de contribuer à l’instabilité du pays. Le Département d’État assure qu’il poursuivra ses efforts pour encourager la redevabilité politique et freiner toute dynamique susceptible d’aggraver la situation sécuritaire et institutionnelle en Haïti.

Ronald André

Centre infos | 29 Janvier 2026 |

À la une

Crise de la transition : le FAPM plaide pour une médiation afin d’éviter une nouvelle impasse politique

Port-au-Prince, 29 janvier 2026. Dans un communiqué publié ce mercredi, l’organisation dit constater « avec tristesse et une grande préoccupation » que ses précédentes mises en garde semblent se confirmer, dans un contexte marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Selon le FAPM, une majorité qualifiée de conseillers-présidents aurait adopté une résolution visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, tout en prévoyant son remplacement intérimaire par l’actuel ministre de l’Économie et des Finances, en attendant la désignation d’un nouveau chef de gouvernement par consensus politique. Une décision prise, souligne le Forum, à moins de deux semaines de l’échéance du 7 février 2026.

Si la capacité juridique du CPT à opérer un tel changement n’est pas contestée, le FAPM s’interroge toutefois sur les motivations, l’opportunité et les implications d’une telle démarche dans un laps de temps aussi réduit. L’organisation estime que cette initiative a contribué à accentuer la fébrilité au sein d’une gouvernance déjà fragilisée.

Le communiqué met également en lumière un blocage institutionnel : la résolution en question n’aurait pas été transmise au Journal officiel Le Moniteur, en raison du refus du coordonnateur du CPT d’en assurer la publication. Une situation d’autant plus délicate, selon le FAPM, que ce dernier est apparu publiquement à plusieurs reprises aux côtés du Premier ministre pourtant annoncé comme révoqué.

Dans ce climat de confusion, le Forum déplore ce qu’il décrit comme une érosion de la souveraineté nationale, alimentée par des prises de position sur les réseaux sociaux et par la diffusion non maîtrisée d’informations sur des plateformes de messagerie.

Le FAPM évoque ainsi une série de « victoires à la Pyrrhus » : un CPT parvenant à réunir les voix nécessaires à la révocation d’un Premier ministre, mais exposé à de lourdes conséquences politiques après le 7 février ; un chef de gouvernement se maintenant en fonction sur la base d’arguments juridiques, sans réelle légitimité politique ; et une communauté internationale dont le soutien, tant dans sa forme que dans son fond, serait de plus en plus remis en question.

Face à ces constats, le Forum juge « imprudent, voire dangereux » d’aborder les défis majeurs de l’année 2026 dans un tel climat d’instabilité. Il lance un nouvel appel à un dépassement collectif, plaidant pour une solution concertée, cohérente et responsable, afin de préserver ce qui reste de la souveraineté nationale et de garantir une transition apaisée.

Le FAPM se dit enfin disposé, aux côtés d’autres acteurs, à faciliter un dialogue national si une médiation devait s’avérer nécessaire.

Ronald André

Centre Infos

Centre infos | 29 Janvier 2026 |

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Transition politique : la CARICOM alerte et appelle à un compromis urgent

Port-au-Prince, le 28 janvier 2026. La CARICOM affirme suivre de près l’évolution de la situation politique en Haïti, qu’elle qualifie de préoccupante, dans un contexte jugé déterminant pour l’avenir institutionnel du pays. Elle rappelle que le décret instituant le Conseil présidentiel de transition (CPT), ainsi que l’Accord politique du 3 avril 2024, fixent clairement la fin du mandat de l’organe transitoire au 7 février 2026.

Selon l’organisation, les tensions actuelles, notamment les tentatives répétées mais infructueuses visant à écarter le Premier ministre, accentuent la fragilité d’une transition déjà mise à rude épreuve. Cette instabilité politique, souligne-t-elle, se répercute directement sur la population, confrontée quotidiennement à l’insécurité, aux violences armées et à des conditions de vie de plus en plus difficiles.

Dans ce contexte, la CARICOM appelle l’ensemble des acteurs impliqués à faire preuve de responsabilité politique et à engager un dialogue constructif en vue d’un consensus national. Le Groupe de personnalités éminentes de l’organisation se dit disposé à faciliter les échanges, en s’appuyant sur les propositions déjà avancées par les parties concernées.

La CARICOM met en garde contre la persistance des divisions politiques, qu’elle considère comme un facteur favorisant l’expansion des gangs armés. Elle insiste sur la nécessité de rétablir un climat de stabilité, de sécurité et de paix, préalable essentiel à la tenue des élections annoncées par les autorités haïtiennes pour l’année 2026.

Centre Infos

Centre infos | 28 Janvier 2026 |

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Sécurité : les autorités haïtiennes réaffirment leur soutien aux forces engagées contre les gangs armés

Port-au-Prince, 28 janvier 2026. Au cours de cette visite, les deux plus hautes autorités de l’exécutif ont rencontré le commandant Godfrey Otungé ainsi que des membres de la force, afin de réaffirmer le soutien de l’État haïtien aux unités engagées aux côtés de la PNH et des Forces armées d’Haïti (FAd’H) dans la lutte contre les groupes criminels armés.

Selon les autorités, cette démarche vise à consolider la coopération opérationnelle entre les forces nationales et leurs partenaires internationaux. Le président du CPT et le Premier ministre ont salué le professionnalisme et l’engagement des troupes, estimant que leur action a contribué aux progrès enregistrés ces derniers mois en matière de sécurité.

Laurent Saint-Cyr a, par ailleurs, exprimé la reconnaissance de l’État haïtien envers les pays partenaires qui soutiennent Haïti à travers l’envoi de troupes et de ressources. Il a également rendu hommage aux agents ayant perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, saluant leur engagement au service de la stabilité du pays.

Dans le même esprit, une visite a été effectuée à la base principale de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS). À cette occasion, le Premier ministre a remercié les forces de la mission pour leur discipline et leur implication, tout en soulignant le rôle du Kenya, qui assure le leadership de cette mission internationale.

Alix Didier Fils-Aimé a rappelé que le gouvernement, en coordination avec ses partenaires internationaux, poursuit les démarches nécessaires en vue du déploiement complet de la Force de répression des gangs. Cette force multinationale, composée de plus de 5 500 soldats et policiers, est appelée à appuyer la PNH, les FAd’H et la Task Force nationale dans le démantèlement des groupes armés.

Les autorités ont réaffirmé leur détermination à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, estimant que le retour durable à la sécurité constitue une condition indispensable à l’organisation d’élections crédibles et au rétablissement de la stabilité institutionnelle.

S’adressant aux troupes, le président du CPT a déclaré se montrer confiant quant à l’issue de la lutte contre l’insécurité, affirmant que les forces engagées parviendront, avec le soutien de l’État, à neutraliser les gangs armés.

Centre Infos

Centre infos | 28 Janvier 2026 |

À la une

Port-au-Prince : huit bandits neutralisés et des armes de guerre saisies lors d’une opération policière au marché Salomon

Port-au-Prince, 27 janvier 2026. Selon une note de presse publiée par la Direction de communication de la Police (DICOP), l’intervention, qui s’est déroulée jusqu’aux environs de minuit, visait à mettre fin aux activités de bandits armés qui semaient la terreur dans la zone. Des échanges de tirs ont eu lieu entre les forces de l’ordre et les individus armés au cours de l’opération.

Le bilan fait état de huit (8) bandits mortellement blessés. Les forces de l’ordre ont également procédé à la saisie de deux (2) armes à feu de gros calibre, notamment un fusil de type AR-15 et un fusil M16. Quatre (4) chargeurs ainsi qu’un sac contenant des fils électriques ont aussi été récupérés sur les lieux, précise la PNH.
À travers cette opération, le Haut Commandement de la Police nationale d’Haïti réaffirme sa détermination à poursuivre la lutte contre les groupes armés, dans l’objectif de rétablir la sécurité et la paix sur l’ensemble du territoire national.

La PNH appelle par ailleurs la population à collaborer activement avec les forces de l’ordre en partageant toute information susceptible de contribuer à la lutte contre l’insécurité, tout en assurant la confidentialité des sources.

Centre Infos

Centre infos | 28 Janvier 2026 |

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